Vendredi matin sur France Inter, M. Cohn-Bendit, réitérant son opposition à la présence de Nicolas Sarkozy à la cérémonie d'ouverture des JO, s'est interrogé: "Etait-il juste en Allemagne en 1936 d'aller serrer la pince à Hitler?".
Premier à réagir, Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, a estimé que Daniel Cohn-Bendit n'en était "plus à une énormité près", ajoutant que "tout ce qui est exagéré est insignifiant".
"1936 n'est pas 2008", selon le député. "La guerre mondiale ne menace pas, les Etats nazis et soviétiques se sont effondrés" et "le dalaï lama fait la Une de l'actualité".
"La Chine s'ouvre au monde et se transforme sous l'influence des démocraties", a-t-il plaidé pour justifier à nouveau fois la présence du chef de l'Etat à Pékin.
Chantal Brunel, l'un des porte-parole du parti présidentiel, a commenté: "je l'ai personnellement vu à l'oeuvre en mai 1968 à Nanterre. Cherche-t-il à faire oublier qu'il était alors compagnon de route des maoïstes?".
Autre porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre s'en est pris à M. Cohn-Bendit mais aussi à Robert Ménard, dont l'organisation Reporters sans frontières (RSF) a piraté vendredi une fréquence FM à Pékin pour évoquer la liberté d'expression en Chine.
Selon lui, "MM. Ménard et Cohn-Bendit sont des agitateurs sur le retour, qui ne trouvent rien d'autre pour exister à nouveau, que de prendre en otage la question du Tibet".
Pour le secrétaire d'Etat aux Collectivités locales Alain Marleix, "les JO de Pékin auront au moins eu le mérite de permettre à quelques +gauchistes+ de mettre enfin à jour leur doctrine politique".
Mais le député UMP Henri Plagnol a ébréché l'unanimité de l'UMP en reprenant la comparaison de Daniel Cohn-Bendit.
"Comme en 1936 à Berlin et comme en 1980 à Moscou, les Jeux olympiques vont se dérouler dans un pays où règne une dictature de type totalitaire", affirme l'élu du Val-de-Marne, également porte-parole de la "Société internationale pour les droits de l'Homme".
AFP









