Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) a été voté par 180 voix contre 152. Seule la majorité UMP et centriste a voté pour.
C'est un PLFSS "de destruction, de démantèlement", "la retraite à 60 ans a vécu, nous aurons des retraités pauvres qui travailleront de plus en plus longtemps", a lancé Guy Fischer (PCF, Rhône), qui a également dénoncé "l'asphyxie" de l'hôpital public "sacrifié".
Raymonde Le Texier (PS, Val d'Oise) a dénoncé "l'apathie" d'un budget "sans ambition" et "insincère" qui traduit une volonté de "transfert petit à petit vers l'assurance privée".
Marie-Thérèse Hermange (UMP, Paris) s'est au contraire félicitée d'un budget "de libre-choix" qui donnera une liberté supplémentaire aux salariés, celle de travailler après 65 ans s'ils le veulent.
Le président de la Commission des Affaires sociales, le centriste Nicolas About, a tenu à protester contre les conditions d'examen du texte qu'il a qualifié d'"abominables", réclamant plus de temps pour un texte qui "mérite plus de respect".
Le ministre du Budget, Eric Woerth, a mis en avant les "avancées très spectaculaires", notamment en ce qui concerne l'élargissement de l'assujettissement aux cotisations sociales.
Le déficit prévu de la Sécurité sociale a été augmenté à 9,3 milliards d'euros en 2008, contre 8,9 milliards initialement prévus, et 10,5 milliards en 2009, contre 8,6 milliards prévus.
Le texte prévoit également de repousser l'âge de la mise à la retraite d'office dans le privé de 65 à 70 ans et pour les personnels naviguant de 60 à 65 ans. Cette dernière mesure a provoqué une grève de protestation de trois jours des pilotes de ligne.
Le PLFSS doit encore être examiné par une Commission mixte paritaire (CMP, 7 sénateurs, 7 députés) avant une adoption définitive par les deux assemblées.
AFP











