Bernard Accoyer, président UMP de l'Assemblée, a vanté un plan "ambitieux et audacieux", qui "va soutenir l'activité".
Numéro un de l'UMP, Patrick Devedjian évoque un plan "très ambitieux" qui aura "un effet d'entraînement au plan intérieur, en redonnant confiance aux acteurs économiques" et "d'entraînement et d'imitation" en Europe.
Patrick Ollier (UMP) salue un Etat qui s'affirme "investisseur, donneur d'ordres et bon payeur" et l'équilibre d'un plan qui comporte "l'aide aux foyers les plus modestes".
Pour le centriste Jean Arthuis, ce plan est "de nature à oxygéner les entreprises".
Le Medef partage une "vision qui privilégie l'investissement sur le fonctionnement, l'efficacité sur la bureaucratie, le travail ou le retour le plus vite possible au travail sur l'assistanat". La CGPME est d'accord avec une relance par l'investissement. Réactions très positives aussi des professionnels de l'immobilier et du logement, secteurs prioritaires du plan.
Circonspection en revanche du MoDem qui s'interroge sur "la portée" des mesures annoncées.
"Dans ses caisses vides, Nicolas Sarkozy a donc encore trouvé 26 milliards d'euros", s'étonne Jean-Marie le Pen (FN), hostile à un "saupoudrage à crédit".
La gauche reste sur sa faim. "Ce soir, la France n'a toujours pas le plan de relance à la hauteur de la crise qui s'installe", selon la première secrétaire socialiste Martine Aubry.
Rencontrant en Moselle des syndicats de la sidérurgie, Ségolène Royal (PS) a déploré des "mesurettes" "pas à la hauteur du problème".
"Le pouvoir d'achat est le grand oublié de ce plan" limité au "recyclage de crédits", dénonce le président PS de la commission des Finances de l'Assemblée, Didier Migaud. Or il faudrait soutenir "massivement la demande" avec une "baisse de la TVA, une hausse des allocations".
"Les Français sont les grands oubliés de ce plan", "trop tardif et fragmentaire pour endiguer l'ampleur de la crise", renchérit le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault.
Pour le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis, le plan est "clivé": "on ne privilégie que l'investissement au détriment de la consommation". Il est "faible", car "son impact, de l'aveu même de l'Elysée, n'est que de 0,8% de croissance".
"A chaque semaine son plan miracle", ironise Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts.
Le PCF juge qu'une "véritable politique de relance s'appuie sur l'augmentation des salaires". Or "quand Sarkozy relance, les salaires restent au point mort".
La LCR dénonce un plan "pour le patronat". "Les salariés ne verront guère la couleur des 26 milliards d'euros!", assure le parti d'Olivier Besancenot.
Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche) dénonce un "plan Medef" qui prévoit "surtout de nouveaux cadeaux aux entreprises".
Pour la CGT, "les employeurs viennent une nouvelle fois de passer au guichet", notamment en bénéficiant de "nouveaux allègements de cotisations".
FO "déplore l'absence totale de mesures sur le pouvoir d'achat et le déséquilibre patent entre soutien de l'offre et relance de la demande".
La FSU pointe des "mesures ponctuelles et très limitées envers les plus défavorisés".
AFP











