Le Revenu de solidarité active "en tant que tel c'est une bonne idée, sauf qu'il est mis en place de manière précipitée", a déclaré M. Mariton sur RMC. "Il faut faire gaffe, a-t-il ajouté, parce que le RMI ça avait été aussi une bonne idée en son temps, et puis en 20 ans on n'a pas réussi à en corriger les défauts".
Dans la mise en place du RSA, "on aurait pu ne pas confondre vitesse et précipitation", a aussi affirmé le député de la Drôme car "cela nous amène à une solution de financement qui n'est pas acceptable". "Chaque fois qu'on a une bonne idée, on ne va pas créer un impôt nouveau, sinon on n'est pas sorti de l'auberge", a-t-il lancé, indiquant qu'au vu des appels qu'il avait reçus "de plein de collègues", "c'est une position qui est largement partagée à l'UMP".
"On n'a pas spécialement envie de créer des impôts, nous ne sommes pas favorables à l'augmentation des prélèvements obligatoires", a insisté le député.
L'ancien Premier ministre Edouard Balladur a salué jeudi l'instauration du Revenu de solidarité active (RSA) estimant toutefois qu'il n'était "pas favorable à une éventuelle augmentation d'impôt" pour le financer.
"Je me réjouis de l'institution du RSA" qui "favorisera le retour à l'emploi de nombreux chômeurs. Cela étant dit, je ne serais pas favorable à une éventuelle augmentation d'impôt pour le financer", estime M. Balladur dans un communiqué.
"En pareil cas, l'Etat a parfaitement les moyens de procéder à des économies dans les dépenses budgétaires afin de ne pas alourdir la charge fiscale pesant sur les Français, déjà l'une des plus élevées en Europe. Evadons-nous du rituel: + A dépense nouvelle, impôt nouveau +", conclut-il.
Le président de la République Nicolas Sarkozy a confirmé jeudi en Mayenne qu'une taxation supplémentaire de 1,1% des revenus du capital serait mise en place pour financer le surcoût de la généralisation du RSA, qui entrera en vigueur le 1er juillet 2009.
Le député UMP villepiniste Georges Tron a accueilli jeudi avec "perplexité" la perspective de financer le Revenu de solidarité active (RSA) par une taxation de 1,1% des revenus du capital.
"Je suis d'une grande perplexité, j'espère plutôt une baisse de la dépense pour une réduction des déficits, et dans un second temps une baisse des impôts", a confié le député de l'Essonne, interrogé par l'AFP.
"Je suis perplexe aussi", a-t-il expliqué, "parce qu'on n'a pas tous les éléments pour savoir quel sera le montant dont on a besoin" pour financer le RSA, dont le coût a été évalué à 1,5 milliard d'euros en année pleine.
"J'attends de voir le texte définitif en septembre, et après la loi de finances, pour savoir si je peux éventuellement être rassuré au regard des déficits qui diminuent, parce qu'on limite les dépenses publiques, ou si finalement les trois tendances (dépenses, déficits, impôts, ndlr) sont à la hausse, et dans ce cas je serai effectivement très déçu", a conclu M. Tron.
Le président Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi que la généralisation du RSA, à partir du 1er juillet 2009, sera financée par une taxation supplémentaire de 1,1% des revenus du capital.
AFP










