"Mon travail maintenant, c'est de faire en sorte que les 23 autres pays adoptent les mêmes décisions que celles que nous avons adopté à sept. Il nous faut une réponse coordonnée", a déclaré le président de République à la presse en marge d'un déplacement à l'usine Renault de Sandouville (Seine-Maritime).
"Dans la crise, il faut beaucoup de sang-froid," a-t-il ajouté.
M. Sarkozy évoquait les décisions prises par les quatre pays européens membres du G8 lors de leur sommet samedi à Paris en compagnie des présidents de la Commission européenne, de l'Eurogroupe (ministres des Finances de la zone euro) et de la Banque centrale européenne.
Il s'est en revanche refusé a commenter les propos du chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, cité par l'agence italienne Ansa, indiquant dimanche soir que son ministre de l'Economie Giulio Tremonti proposerait lundi à ses homologues européens la création "d'un fonds commun égal à 3% du PIB". M. Berlusconi a assuré que la France ferait la même proposition.
"Chacun peut avoir ses positions, ce qui est exact c'est que j'essaie de coordonner tout le monde," s'est borné à répondre le chef de l'Etat, interrogé sur ces affirmations.
Il s'est en revanche "félicité de l'opération qui a été menée pour sauver la banque Fortis grâce à l'arrivée de la BNP".
"Je vois que chaque jour qui passe la position que nous avons défendue en France, notamment dans mon discours de Toulon, est celle qui se généralise en Europe", s'est félicité le chef de l'Etat, en référence à son intervention du 25 septembre, quand il avait appelé à "réguler le système" et "remettre à plat tout le système financier et monétaire mondial".
"Chaque jour il y a des bonnes ou moins bonnes nouvelles, il faut garder le cap et rester calme, avoir du sang-froid. S'agissant de la France, les choses se passent le plus calmement du monde", a-t-il dit.
AFP









