Déjà battu largement, à domicile, par le promu Besançon lors de la première journée, l'Elan béarnais a une nouvelle fois sombré chez son ex-rival, resté lui une équipe qui compte en ProA. L'écart aurait même pu être beaucoup plus important sans un relâchement des locaux en fin de match alors que tout était joué.
Le club palois est parti sur le même rythme que la saison dernière (six défaites lors des sept premiers matches), celui d'un candidat à la descente. L'an passé, il avait réagi, mais trop tard, pour échouer à un souffle des play-offs.
Son nouveau patron sportif, Claude Bergeaud, ex-coach de l'équipe de France (et de l'ASVEL), ne devrait pas tarder à trancher dans le vif pour éviter que la phase finale ne devienne trop rapidement inaccessible.
Avec un budget amputé d'un tiers en trois ans, l'Elan a manqué son recrutement. Les nouveaux Américains sont encore une fois passés complètement au travers à Villeurbanne, surtout l'intérieur Hiram Fuller (5 points) et l'arrière JamesOn Curry (3 points à 1/8). Ce dernier est le premier menacé d'éviction.
La seule satisfaction paloise a été le comportement du jeune meneur de 19 ans Thomas Heurtel (17 points, son record en ProA).
L'ASVEL a confirmé les bonnes dispositions montrées la semaine dernière chez le champion en titre Nancy (défaite de trois points), aidée évidemment par l'indigence du jeu béarnais (22 balles perdues).
Les Villeurbannais ont tué le suspense dès le deuxième quart-temps (27-11) grâce à l'intérieur américain Eric Campbell (19 points), au vétéran Laurent Foirest (16 points, 7 passes décisives) et à la domination du duo Ali Traoré/Chevon Troutman dans la peinture.
La deuxième mi-temps n'a été qu'une formalité utilisée par les vainqueurs de la Coupe de France pour peaufiner leur jeu collectif en attendant de rencontrer des adversaires à leur hauteur, ce qui pourrait être le cas dès la semaine prochaine à Gravelines.
Pour Pau, les semaines à venir risquent d'être inconfortables avec un déplacement au Havre, la réception de Nancy et un nouveau voyage périlleux à Roanne.
AFP









