"Il y avait quelque chose de pas fini dans ma carrière. Je veux voir ce dont je suis capable", a-t-il déclaré à l'AFP à la veille de défier Salvini (12 victoires, 6 défaites, 1 nul).
A 33 ans et 55,3 kg, le natif de Téhéran, n'a eu aucun mal à se remettre à l'entraînement après l'annonce officielle de son retour, en mai dernier. "J'en avais envie, il n'a pas fallu grand chose."
Entier, Monshipour n'a jamais supporté l'idée de la défaite. Au fil des cinq défenses victorieuses de son titre WBA, entre 2003 et 2005, il n'avait cessé de répéter que la première claque sonnerait la fin de sa carrière: Le 18 mars 2006, il était détrôné par le Thaïlandais Somsak Sithchatchawal et, par honneur déjà, pour ne pas se renier, remisait "définitivement" les gants. Presque sur un coup de tête.
Mais l'idée du retour ne l'a jamais quitté. "La vraie décision, je l'ai prise en octobre 2007", dit le boxeur aux 28 victoires (dont 19 avant la limite), 2 nuls et 3 défaites. Depuis, il travaille tous les jours à ce retour qu'il a voulu maîtriser de bout en bout.
"Ca va être une soirée classe. Je fais tout. C'est moi qui produis. Je fais ce que je veux", jubile-t-il en égrenant la liste de ses invités boxeurs, comme Daniel Kodjo, le champion d'Afrique qui défendra sa ceinture lundi, ou spectateurs comme Bixente Lizarazu et Bernard Laporte attendus dans les tribunes de la salle Lawson-Body, qui abrite normalement les exploits du vice-champion de France de volley.
La suite, Monshipour refuse d'y penser trop précisément. Trois autres dates sont cochées sur son agenda: la 24 janvier à Pau, le 14 mars à Metz, et si tout va bien, l'apothéose fin juin au Futuroscope de sa ville, peut-être contre Sithchatchawal pour une symbolique revanche. Après, il n'exclut rien, à commencer par une deuxième carrière.
"Mais si ça se passe mal lundi, je vais pas reboxer comme un +con+ le 24 janvier", prévient-il avant de rassurer, "je sais où je vais."
L'étoffe de Salvini n'est en effet pas de nature à l'effrayer, même si il avoue ne rien connaître de cet adversaire qui a remplacé au pied levé son compatriote Massimo Mora, malade. "Je vais le découvrir sur place. Je n'ai jamais vu de video. Ce sera un combat à l'ancienne. De toute façon, la vie est une perpétuelle adaptation."
AFP











