"On est rassuré. On a montré qu'on savait jouer au hand ensemble", a réagi Camille Ayglon, qui a manqué d'un rien le tir de l'égalisation, détourné par la gardienne danoise à la dernière seconde du match.
Les Tricolores gardent toutes leurs chances de se qualifier pour le deuxième tour à condition de gagner au moins un de leurs deux derniers matches de poule, vendredi contre la Roumanie et dimanche face à la Hongrie.
Si elles conservent ce niveau de jeu, elles auront un coup à jouer, surtout contre les Magyares, qui se sont largement inclinées 27 à 21 face aux Roumaines pour leur entrée en lice.
Car l'équipe de France, rajeunie après les Jeux de Pékin, a fait considérablement souffrir les Scandinaves. Les Bleues étaient en avance de trois buts à la pause (13-10) grâce à leur gardienne Amandine Leynaud (11 arrêts en 30 minutes) et à une bonne performance défensive.
Elles n'ont été dépassées définitivement au score que dans les dix dernières minutes, victimes de la réussite de l'ailière Gitte Aaen, auteur de sept buts, tous en seconde période.
"On les a bien bougées au début, mais elles ont fini par faire la différence sur le grand espace", a commenté Ayglon, la meilleure buteuse tricolore (5) avec Angélique Spincer.
Une telle résistance est une bonne surprise car les Françaises passaient pour les moins fortes de la poule A. A la World Cup - une compétition amicale mais très relevée - il y a à peine plus d'un mois, elles s'étaient inclinées de dix buts contre les mêmes rivales.
"On a vu une belle équipe de France, bien en ordre. Malheureusement on manque de lucidité aux moments cruciaux", a souligné le sélectionneur Olivier Krumbholz, qui restait sur un sentiment mitigé.
"Il y a deux façons de voir les choses: d'un côté la France est très nettement au-dessus de ce qu'elle a montré lors des matches de préparation (4 défaites, 1 nul). Mais c'est fatiguant aussi de faire le spectacle et de perdre de peu".
AFP











