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JO: les athlètes français ne veulent plus penser qu'au sport

08.08.2008, 15h08
 
Les athlètes français aux Jeux de Pékin, encouragés vendredi par Nicolas Sarkozy, ne veulent plus parler politique: les polémiques provoquées par le passage de la flamme à Paris sont oubliées, c'est désormais place au sport.
"Politique et sport sont deux choses différentes, donc je ne me mêle pas de la politique", dit Gaël Monfils, le tennisman, juste avant la visite du président français au village olympique pour une rencontre avec une partie des athlètes tricolores.

"Pas de politique, le sport avant tout", insiste-t-il, sur la place du village où sont dressés les drapeaux des pays du monde entier.
Une opinion partagée par Ladji Doucouré, rival du champion olympique en titre du 110 m haies, le Chinois Liu Xiang.
"Nous les sportifs, nous n'avons rien à voir là-dedans, on fait notre boulot sur la piste, c'est aux politiques de parler. Nous, on porte les couleurs sur la piste", estime-t-il.
Les polémiques provoquées par le passage agité de la flamme à Paris et le projet avorté de porter un badge "Pour un monde meilleur" semblent bel et bien du passé.
"Ces derniers temps, cela va beaucoup mieux, mais à un moment c'était fatiguant, pour les athlètes surtout", constate Denis Auguin, l'entraîneur du nageur Alain Bernard, un des grands espoirs de médaille.
"Vivement que cela commence!"
"C'est un peu facile de mettre les autres en avant alors qu'il y a peut-être d'autres moyens pour faire avancer certaines causes", poursuit-il.
"On a été obligé d'en parler avec eux, le passage de la flamme à Paris a été un moment assez difficile, les athlètes ne l'ont pas bien vécu", poursuit-il, ajoutant: "Vivement que cela commence!".
"Ce moment que vous vivez, ne vous le laissez prendre par personne, car ce moment est exceptionnel", leur a lancé le président français Nicolas Sarkozy dans un discours d'une dizaine de minutes.
"La première raison de ma présence, c'est d'abord de soutenir l'équipe de France", a-t-il dit.
"Et puis, la seconde, c'est de soutenir les jeux Olympiques, cet idéal sportif universel, qui fait que même lorsqu'il y a des problèmes, il y a des femmes et des hommes de continents différents qui peuvent s'affronter à la loyale, par-delà les continents, les différences, les guerres et les oppositions", a-t-il dit.
En tout cas, critiqué en France par l'opposition et une grande partie de la presse pour son voyage en Chine, le président Sarkozy a été applaudi par les athlètes. "Nico!", ont lancé certains avant son intervention. "C'est incontestablement mon prénom", a-t-il répondu.
Puis Nicolas Sarkozy est allé saluer les athlètes, notamment l'imposant Alain Bernard et Laure Manaudou. "Ca va?", a-t-il lancé à cette dernière.
"Ca va", a-t-elle répondu simplement.
Le judoka Teddy Riner s'est réjoui, lui, de participer à "un grand événement, une grande fête", avant de s'amuser en prenant une caméra de télévision pour filmer le président.

AFP

 
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