Bernard Laporte a donné son soutien au projet des présidents de clubs (UCPF): sur la forme, car "juridiquement, il n'y aurait aucun obstacle à ce que les présidents de clubs disposent (.
Dans son courrier à Frédéric Thiriez, le secrétaire d'Etat a néanmoins jugé qu'il ne lui semblait "pas opportun de s'engager sur cette voie, du moins dans l'immédiat". "Une telle réforme pourrait en revanche être menée à l'occasion du prochain renouvellement du conseil d'administration" de la LFP, soit en 2012.
Bernard Laporte demande aussi "le maintien d'un certain équilibre entre les différentes familles d'acteurs, notamment pour la désignation des membres indépendants".
"Cette position me paraît raisonnable", a répondu Frédéric Thiriez, qui a aussitôt annoncé son intention de convoquer une assemblée extraordinaire de la Ligue, le 14 novembre, "suite à la demande des clubs (formulée en septembre) et conformément aux statuts".
D'ici là, il souhaite "travailler ensemble, avec les représentants de l'UCPF et des familles, à des solutions qui soient acceptées par tous".
"Le football français a suffisamment de retard, il n'y a pas de temps à perdre", avait réagi le président de l'UCPF, Jean-Pierre Louvel, sitôt connue la position du secrétaire d'Etat. "Bernard Laporte confirme que ce que nous avons proposé est légal, avait précisé le président du Havre. Il y a un désaccord sur le temps, pas sur le fond."
L'UNFP et les autres syndicats (arbitres, entraîneurs et médecins) ont de leur côté reconduit leur appel à la grève (les 24, 25 et 26 octobre pour les 10e journée de L1, comprenant OM-PSG, et la 12e de L2), faisant une autre lecture de la lettre de l'ancien sélectionneur du XV de France.
S'ils saluent "le sens du consensus et du dialogue" de Bernard Laporte, car "il n'y a aucune urgence en la matière, si ce n'est celle de s'asseoir autour d'une table pour discuter", ils se disent "indignés par les prises de position de Frédéric Thiriez et de l'UCPF qui, malgré l'avis du ministre, veulent tout de même mener la réforme à tout prix et dans les plus brefs délais".
"Voilà qui est symptomatique du comportement des présidents de clubs et prouve que nous avons tout lieu de nous inquiéter si, d'aventure, ceux-ci obtiennent la majorité au sein du CA de la Ligue, jugent les syndicats. Si le syndicat des présidents ne tient même pas compte de l'avis du ministre de tutelle, que pèseront, demain, les autres familles dans le fonctionnement du football professionnel français?"
AFP








