Spécialiste des fins de saison "en boulet de canon", le Jamaïcain, 25 ans, entendait profiter de la piste des Apennins pour réaliser une grosse "perf".
Il y a an, c'est déjà à Rieti qu'il avait battu le record du monde de la distance (9.74, réalisés en série) avant de s'en faire déposséder par son compatriote Usain Bolt (9.72 fin mai à New York, puis 9.69 le 16 août en finale des Jeux à Pékin).
Il demeurait surtout sur trois excellentes courses depuis son gros échec aux Jeux de Pékin (5e du 100 m): 9.87 sous la pluie à Gateshead (Angleterre) il y a une semaine, 9.72 à Lausanne (Suisse) mardi, puis 9.83 avec du vent de face à Bruxelles vendredi.
Débarrassé de la présence de son encombrant compatriote Bolt qui l'avait battu vendredi à Bruxelles, Powell a d'abord fait très forte impression lors de sa série emportée en 9 sec 77/100 (vent: +0,9 m).
Mais, une heure plus tard en finale, il n'a pu faire "que" 9 sec 82 (vent: +1,4 m).
"Ma performance est quand même pas mal, a commenté l'interessé. Mais mon faux départ, c'est dommage".
Le Jamaïcain, sans doute un peu tendu, a en effet commis un faux départ en finale. Ensuite, il n'est pas bien parti, et s'il a retrouvé toute sa vélocité dans les derniers mètres, cela s'est avéré insuffisant pour approcher la marque du record du monde.
C'est son compatriote Michael Frater qui a terminé 2e en 9.98. Un nouveau signe de l'éclatante santé du sprint jamaïcain, puisque chez les femmes, c'est la toute fraîche championne olympique Shelly-Ann Fraser qui l'a emporté sur 100 m (11.06) tandis que Shericka Williams s'est imposée sur 200 m (22.50).
Une autre athlète aurait bien voulu accrocher un record du monde à Rieti. Mais peine perdue là aussi: l'Ethiopienne Tirunesh Dibaba, même en réalisant le 3e temps de l'année sur 5.000 m (14:23.46, avec 44 sec d'avance sur la 2e à l'arrivée), est restée en deçà de son propre record (14:11.15) établi en juin à Oslo.
AFP









