Alex Ferguson avait pourtant promis que son équipe ne prendrait plus la Supercoupe à la légère, comme en 1999, quand la Lazio l'avait emporté sur une équipe bis mancunienne (1-0).
Les joueurs de Dick Advocaat, eux, jouent toujours sur leur collectif et leur percussion. Les buts russes de Pogrebnyak (44e), sur corner, et Danny (59e) vinrent donc tout logiquement. La réduction du score par Vidic, sur corner, vint trop tard (1-2, 73e). Et dire qu'Arshavin n'est rentré qu'en seconde période...
Les Russes ont aussi montré qu'ils avaient un bon gardien, avec un Malafeev brillant en fin de rencontre.
Le Zenit, tombé en Ligue des champions, dans un groupe relevé avec la Juventus et le Real Madrid, aura sans doute une belle carte à jouer encore.
Avant le coup d'envoi, la bande son diffusée dans le stade était à base de rock anglais. Puis dès les début de la partie, les chants russes s'imposèrent. Mais s'il y avait du rythme en tribunes, il n'y en avait pas beaucoup sur le terrain.
Il fallut attendre la fin de la première période pour que la rencontre s'anime. Il y eut d'abord cette accélération phénoménale de Tevez qui transmit à Rooney, sans que ce dernier ne puisse exploiter ce ballon venu d'ailleurs (36e).
La défense mancunienne commit ensuite des erreurs d'inattention, comme Rio Ferdinand, ou de placement, comme Evra. Ce dernier avait d'ailleurs déjà commis des maladresses similaires avec l'équipe de France en amical le 20 août en Suède (succès français 3-2). Les Anglais ont d'ailleurs été bien nerveux (trois avertissements et une exclusion, celle de Scholes, aucun carton aux Russes).
Depuis sa défense centrale, le Français Puygrenier, nouvelle recrue du Zenit, pouvait savourer ce succès de prestige, lui qui s'est plutôt bien sorti du marquage de Rooney.
AFP









