Toute l'actualité Le Club S'abonner : Web | Journal | mobile PDF RSS
 
Presse regionale
 
 

Loisirs & Spectacles

 
 

« Elles ont su affiner peu à peu leur offre »

ESTELLE BOUTIÈRE, consultante, responsable du pôle « contenus audiovisuels » chez NPA Conseil

Propos recueillis par Carine Didier | 02.12.2008, 07h00
 

Comment expliquer le succès croissant des chaînes de la TNT ?

Estelle Boutière.
Grâce à la TNT, les téléspectateurs ont découvert des chaînes gratuites qui ont su affiner peu à peu leur offre. Il y a trois ans, elles avaient peu d’argent et proposaient surtout des programmes déjà multidiffusés et peu d’inédits.

Depuis, elles se sont repositionnées pour devenir plus généralistes. Aujourd’hui, elles proposent une offre alternative tout en s’appuyant sur les succès des chaînes hertziennes. On a vu ainsi apparaître sur la TNT des compétitions sportives qui ne sont pas diffusées ailleurs, des séries inédites, de la téléréalité plus trash, des émissions de rencontres, des magazines d’investigation… Sans oublier les films connus. En outre, ces chaînes ont une liberté éditoriale qu’on ne retrouve pas sur les chaînes historiques.

Sur quelles cibles sont-elles les plus performantes ?

Les jeunes (15-24 ans) ont été les premiers à se diriger vers les chaînes de la TNT qui surperforment notamment à partir des sorties de classes. Même si elle reste forte sur cette cible, TF 1 a été la première à subir cette concurrence. De même, l’attractivité de la TNT auprès des 4-14 ans a augmenté en 2008 par rapport à 2007. En revanche, elle a été moindre auprès des ménagères qui ont leurs programmes favoris et changent moins facilement de chaînes.

Ces petites chaînes vont-elles continuer à progresser?

Oui. C’est mécanique. Nous ne sommes qu’au début de leur montée en puissance. Les chaînes de la TNT gagnent tous les mois en part d’audience et il n’y a pas de raison que cela cesse. Un indicateur : leurs audiences ont explosé lors des ponts du mois de mai dernier car les gens en ont profité pour les découvrir, ils sont restés et sont revenus. Par ailleurs, aujourd’hui, 30 % des foyers français sont sous dépendance analogique. Mais, lors du passage au tout-numérique en 2011, ils recevront aussi la TNT. L’audience progressera encore et les chaînes historiques vont continuer d’en pâtir. Pour faire face, ces dernières devront se renouveler et miser des rendez-vous familiaux et fédérateurs.

Le Parisien

 
Tous les articles de la rubrique
 
 
Dépêches
Choisir un autre fil info :
 
Sites du Groupe Amaury