L’ANARCHIE CONTINUE et ne fait même que s’amplifier, provoquant la colère du Smitom, le syndicat de traitement des ordures ménagères du Nord-Seine-et-Marne. Réfrigérateurs, batteries, pneus pullulent devant les grilles des déchetteries du nord du département. Pis : de l’acide picrique, un explosif très dangereux dans sa manipulation, a été déposé il y a quelques semaines à Meaux.
Une solution : ouvrir les déchetteries plus longtemps
Chaque année, 30 000 € s ont consacrés par le Smitom Nord à l’évacuation de ces dépôts sauvages. Chaque fois que trois mètres cubes encombrent l’accès au site, Veolia, la maison mère, vient tout nettoyer.
Peu de solutions existent car les contrevenants sont très difficilement identifiables. Le Smitom va tout de même augmenter les plages horaires dès mars prochain, sous réserve que cela soit accepté par les élus. Le syndicat constate en effet que Veolia intervient plus souvent en hiver pour enlever des déchets, saison où l’amplitude horaire des sites diminue.
« On s’aperçoit que les horaires ne sont pas adaptés. On ouvre beaucoup le jeudi et le mardi quand les gens travaillent, constate Roger Agostini. Désormais on va ouvrir plus, par exemple le vendredi après-midi car il y a beaucoup de bricoleurs qui officient. » Autre idée : développer la complémentarité des déchetteries. « Quand l’une sera fermée, on veut que l’on puisse se rabattre sur une autre qui soit proche. »
Roger Agostini compte aussi sur la pédagogie pour changer les moeurs. « Certains s’équipent de systèmes de caméras et de chiens pour traquer les contrevenants. On ne veut pas en arriver là. » Pourtant, une affiche rappelant les sanctions sera bientôt placardée devant les déchetteries : 1 500 € d’amende et/ou confiscation du véhicule. Déposer ses déchets devant les grilles peut en effet être assimilé à de la délinquance environnementale.
Le Parisien










