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COMPIEGNE.

Des filets de protection au-dessus de la prison

Des filets empêchant les envois de colis aux détenus depuis la rue viennent d’être installés au-dessus des cours de promenade de la maison d’arrêt.

François-Xavier Chauvet | 05.12.2008, 07h00
 

LE PETIT MANEGE est parfaitement réglé. Une voiture s’arrête au pied d’un mur de la maison d’arrêt, un homme en sort, crie un prénom avant de lancer un projectile en direction du bâtiment qui abrite des cellules. A Compiègne comme ailleurs dans le département (lire ci-dessous), la maison d’arrêt n’échappe pas à ce que l’on appelle les parachutages sauvages venus de l’extérieur.

Vendredi dernier encore, les gendarmes de Compiègne, dont les fenêtres donnent sur la prison, ont ainsi essayé d’intercepter des livreurs de colis, qui n’hésitent pas à agir en pleine journée sous l’oeil des caméras de surveillance. En vain.

Les riverains se plaignent des nuisances


Les « missiles », ou encore « chaussettes », contiennent souvent de la drogue, parfois des téléphones portables, mais aussi des aliments comme de la viande fraîche. Afin d’y mettre fin, des filets sont en cours d’installation au-dessus des cours de promenade. Un nouvel outil de dissuasion après les caméras de surveillance, qui n’ont cependant pas eu l’effet escompté. « C’est comme beaucoup de choses. Il y a eu un effet nouveauté qui s’est estompé au fil du temps. Ces derniers mois, les choses étaient un peu reparties », explique Dominique Lizé, la directrice de la maison d’arrêt de Compiègne. Et d’ajouter : « Il était urgent de trouver une nouvelle solution, et c’est pourquoi nous avons décidé d’installer ces filets. »

L’objectif est double : en finir avec ces pratiques, mais aussi et surtout sécuriser les abords de la maison d’arrêt, qui a la particularité d’être installée en centre-ville, au coeur d’un quartier résidentiel plutôt huppé. Les riverains se plaignent régulièrement des nuisances, notamment l’été. Actuellement, cent dix détenus sont incarcérés à la maison d’arrêt alors qu’elle ne compte que quatre-vingt-deux places. « C’est une situation de niveau haut qui réclame de la vigilance », conclut Dominique Lizé.

Le Parisien

 
 
 

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