PETITE bouffée d’oxygène hier, pour les 770 salariés du site sidérurgique d’ArcelorMittal à Montataire. Avant le dernier comité d’entreprise réuni hier, les salariés ne cachaient pas leur inquiétude. Ils avaient déjà appris la fermeture de leur usine entre fin décembre et le 5 janvier, une première dans l’histoire de ce site.
« Nous restons vigilants car la situation semble très fragile »
En fait, le directeur du site de Montataire, Thierry Renaudin, a fait le choix de fermer pendant six mois une ligne de galvanisation à Mardyck (Pas-de-Calais), l’autre usine d’ArcelorMittal qu’il dirige. Il n’y aura donc pas de nouveaux changements de cycle de travail pour les salariés de l’usine oisienne.
«On a certes évité le chômage partiel, contrairement aux salariés de Mardyck, mais cette situation n’est pas très réjouissante, résume Joël Mazure, délégué syndical CGT. D’une part, ces assurances sont limitées dans le temps et nous subissons déjà très durement les premières décisions prises pour lutter contre la crise. Au-delà de la fermeture du site à la fin de cette année, de l’incitation de la direction à vider les compteurs de congés, nous avons aussi appris que tous les investissements seront gelés pour 2009. C’est très préoccupant. Nous, ce que l’on veut, c’est du travail ! »
Même diagnostic pour Anatonio Molina, autre représentant syndical : « Ces nouvelles ne sont pas satisfaisantes, même si on limite la casse localement sur Montataire. Nous restons vigilants car la situation semble très fragile. Ces deux derniers mois, les contrats d’une quarantaine d’intérimaires n’ont pas été renouvelés. » Sur le site d’ArcelorMittal, faute d’activité suffisante, de nombreux sous-traitants commencent déjà à se retrouver dans des situations très difficiles.
Le Parisien










