LE MYSTERE reste entier après la disparition de Jean-Luc Lemaire. Hier après-midi, des plongeurs de la brigade fluviale de la gendarmerie ont sondé les pièces d’eau disséminées en forêt de Compiègne pour tenter de retrouver la trace de cet homme de 47 ans, père de cinq enfants, employé à l’hippodrome de Compiègne.
Jean-Luc Lemaire s’est volatilisé dans la soirée du 9 novembre (notre édition d’hier). Après être parti raccompagner un ami à Carlepont avec sa voiture, vers 19 heures, il n’est pas rentré chez lui à Longueil-Annel, comme prévu. Son monospace a été retrouvé carbonisé, au carrefour des Ecuyers, quelques heures plus tard. Vide. En arrêt maladie depuis six mois après une opération, Jean-Luc Lemaire est dépeint comme dépressif par ses proches, qui n’écartent pas la thèse d’un suicide.
Une hypothèse parmi d’autres, comme la mauvaise rencontre, qui ne semble cependant pas convaincre les enquêteurs. « Il y a quelque chose qui cloche dans cette histoire », glisse l’un d’eux. Et d’ajouter : « En général si on se suicide on n’incendie pas son véhicule. Et puis il avait une petite fille de 13 mois, ça ne colle pas. » Marié depuis huit ans, Jean-Luc Lemaire habitait la commune de Longueil-Annel depuis deux ans.
Toute la famille avait emménagé dans un pavillon, situé non loin de la mairie, en compagnie d’un ami. « Je ne le connaissais que de vue. Il n’a jamais fait parler de lui et il avait l’air parfaitement sérieux », glisse Daniel Beurdeley, maire de la commune.
Le Parisien










