UNE tour de 40 étages culminant à 150 mètres contre 210 pour la tour Montparnasse au-dessus des Maréchaux. Trois autres, de 110 à 140 mètres, disséminées autour, dans un quartier tout neuf gagné sur la couverture des voies ferrées de la gare d’Austerlitz, dans le XIII e arrondissement.
Voilà à quoi pourrait ressembler le futur secteur Masséna, aujourd’hui en friche, entre les Maréchaux et le périphérique.
- Un tiers de logements, un tiers de bureaux. L’architecte Yves Lion, charger de coordonner l’aménagement de la friche Masséna, a présenté mi-novembre, ses premiers travaux. Le résultat est un nouveau quartier de 480 000 m 2 , très dense, où le logement représente 36 % des constructions, et qui fait la part belle à l’activité économique (34 % de bureaux, 22 % d’activités, 4 % de commerces). En bâtissant des immeubles de logement jusqu’à 50 mètres de haut maximum, l’architecte a estimé pouvoir gagner 1 500 logements en plus : 2 200 appartements seraient ainsi répartis le long des Maréchaux.
Un belvédère au-dessus des voies ferrées. Les tours concentreraient les bureaux et des activités. Trois d’entre elles sont positionnées de part et d’autre du périphérique, près de la Seine. La plus grande, de 150 mètres de haut, sera érigée au bout de l’avenue de France, constituant ainsi un belvédère impressionnant sur le faisceau de voies ferrées en partance vers le centre de la France. « Nous trouverons pour masséna un projet aussi ambitieux que le palais de Justice (NDLR : voir ci-dessous) », s’est engagé récemment Bertrand Delanoë.
En attendant le feu vert de la SNCF. Pour l’instant, la proposition d’Yves Lion n’est qu’une hypothèse de travail. « Mais il y a des choses intéressantes, comme la grande tour au bout de l’avenue de France, commente Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris, en charge de l’urbanisme. L’idée de jouer sur une variété de hauteurs correspond aussi à ce que nous voulons. Mais nous attendons que la SNCF et RFF débloquent les terrains. »
Ils veulent « un vrai quartier ». Jérôme Coumet, le maire (PS) du XIII e , attire déjà l’attention sur la « nécessité absolue de concevoir un vrai quartier de vie, avec beaucoup d’équipements et non de faire des tours pour des tours ». L’association du XIII e Tam-Tam, qui a été associé aux études de Yves Lion, dénonce « le rythme effréné » de la mairie de Paris. « Elle ne semble n’avoir qu’une obsession : construire plus haut, s’agace Fabrice Piault, président de Tam-Tam. Où sont les réflexions sur la vie dans le futur quartier, ses connexions avec la banlieue… ? »
Le Parisien











