LUNDI dernier, Bertrand Delanoë annonçait son intention de respecter la loi sur la mise en place d’un service minimum en cas de grève dans les écoles. « Nous sommes républicains, nous appliquerons la loi », soulignait-il devant les élus du Conseil de Paris, alors qu’au printemps il se déclarait hostile au principe.
Dès demain, il pourrait bien être obligé plus vite que prévu de passer aux travaux pratiques.
« Nous sommes républicains, nous appliquerons la loi »
La procédure est stricte. En début de semaine dernière, les 36 inspecteurs de circonscription ont informé l’ensemble des 660 écoles parisiennes afin qu’elles leur transmettent les déclarations d’intention de grève. Un premier recensement a été fait vendredi à 16 h 30, indiquant que 62 écoles comptabilisaient déjà plus de 25 % d’intentions de grève parmi les équipes. Dans le XIX e arrondissement, notamment, 100 % des effectifs de certaines écoles ont fait part de leur intention de faire grève. Un second calcul doit être effectué ce matin, à 7 heures, afin de faire un inventaire définitif des établissements concernés. « Ce sera alors à la Ville de solliciter des animateurs habitués à être en contact avec des enfants », explique l’inspecteur d’académie. Paris compte 5 500 personnes mobilisables. Certains syndicats municipaux ont cependant annoncé qu’ils ne voulaient pas casser le mouvement des enseignants.
Quelle que soit l’ampleur du mouvement, la journée de demain sera la première mise en oeuvre du service minimum dans la capitale. Paris compte « appliquer la loi totalement », affirmait-on hier à l’Hôtel de Ville. « On peut regretter que Paris déploie tant de zèle, soulignait hier Nicolas Wallet, responsable du Snuipp, syndicat majoritaire. Un affichage a même été fait dans les écoles pour informer les parents. Paris aurait pu faire de la résistance passive… »
Le Parisien








