Les analyses médicales réalisées sur un agent SNCF de la gare Saint-Lazare, à Paris, qui aurait contracté la leptospirose (maladie du rat), ne permettraient pas de confirmer ce cas, a annoncé la SNCF mercredi soir. «Les résultats d'une seconde expertise médicale sont attendus», indique la direction dans un communiqué.
Dans son communiqué, la SNCF a tenu à préciser que, «même si ce cas est avéré, rien ne permet formellement de conclure que l'agent a effectivement contracté la maladie sur son lieu de travail».
Contrairement à ce qu'avait indiqué la SNCF mercredi matin, «un CHSCT extraordinaire (Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail) se réunira ce jeudi 4 décembre 2008» (au lieu de mercredi).
La direction tient à «tenir informés les délégués du personnel et les agents sur l'évolution du dossier et sur la conduite à tenir afin d'éviter toute éventuelle contamination (...) et demande à ses agents, au moindre symptôme suspect, de consulter un médecin interne ou externe à la SNCF».
Depuis la mi-octobre, une importante campagne de dératisation a été menée par la SNCF après une recrudescence du nombre de rats en gare en raison de travaux engagés dans les sous-sols.
«Le bilan de cette dératisation est positif, comme ont pu le constater les services vétérinaires de la Préfecture de police de Paris au cours d'une inspection le 29 octobre dernier», conclut la direction dans son communiqué.
La leptospirose ou maladie du rat, parfois appelée «maladie des égoutiers» du fait de son mode de transmission, est une maladie infectieuse qui touche environ 300 personnes par an en France. Cette maladie est transmissible à l'homme par l'urine du rat. Souvent bénigne, elle peut être mortelle dans 5 à 20% des cas, rappelle l'Institut Pasteur.
Leparisien.fr avec AFP










