Toute l'actualité Le Club S'abonner : Web | Journal | mobile PDF RSS
 
Presse regionale
 
 

Politique

 
 

MAJORITE.

A l’UMP aussi, les femmes veulent des postes

Alors que le PS vient de désigner une première secrétaire, les élues de l’UMP souhaitent obtenir une meilleure représentation. Nicolas Sarkozy, qui a reçu les dirigeants du mouvement, hier soir à l’Elysée, réfléchit à la question.

Martine Chevalet | 26.11.2008, 07h00
 

LE DUEL de femmes que connaît le PS ne risque pas de se produire à l’UMP ! Malgré la parité qu’il a imposée au gouvernement, Nicolas Sarkozy devra encore bousculer ses amis s’il veut les mêmes résultats dans son parti ou au Parlement. Dans les deux cas, le bilan y désespère les femmes de sa majorité, pourtant prêtes à relever le défi.

L’organigramme de l’UMP ne compte qu’une secrétaire générale adjointe, une porte-parole sur trois et seulement trois conseillères politiques pour quatorze hommes.

Cela pourrait changer dès janvier avec la promotion de plusieurs ministres à laquelle réfléchit le président, qui a reçu hier soir à l’Elysée les dirigeants du mouvement. Parmi elles, Rama Yade, pressentie pour devenir porte-parole, mais aussi Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ou encore Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la Famille. Elles pourraient être nommées secrétaires générales adjointes, en plus de la sortante Nathalie Kosciusko-Morizet, pour peser face au tandem Xavier Bertrand (s’il remplace Patrick Devedjian au secrétariat général) et Brice Hortefeux, que Nicolas Sarkozy veut promouvoir à la tête du conseil national de l’UMP.

En plus de féminiser l’UMP, le président veut de la diversité et du rajeunissement. « Le trio Méhaignerie, Raffarin et Gaudin est une affiche à renouveler », murmure-t-on à l’Elysée. Il veut aussi de l’affectif. « Dans UMP il y a l’adjectif populaire. Il faut des gens qui ont l’âme militante, qui sentent le coeur du parti », observe Nadine Morano, que l’on avait vue se déchaîner sur la piste de danse avec les jeunes militants à l’université d’été de Royan. Quant à Rama Yade, qui se dit « d’abord à la disposition du président », elle était l’invitée hier soir du Cercle de la diversité républicaine, qui rassemble les minorités visibles de l’UMP soucieuses d’obtenir au plus vite un plan « d’actions positives » pour l’intégration.

« Maintenir la pression »

A l’Assemblée, les femmes UMP ont dû se réunir pour obtenir que Catherine Vautrin devienne vice-présidente de l’institution, et elles entendent « maintenir la pression ». Elles sont 41 sur 317 députés et s’estiment sous-représentées aux postes clés. Le groupe majoritaire bat des records : trois femmes seulement au bureau de l’Assemblée sur onze postes (le PS en a 4 pour 9 postes, dont la questeur Marylise Lebranchu). Deux dans le bureau des commissions et aucune dans celles de la Défense, des Finances et des Lois. Françoise de Panafieu espère décrocher en janvier la présidence de la commission des Affaires culturelles. Elle serait alors la seule présidente pour sept présidents masculins. « Ce n’est ni très lisible, ni très moderne », constate, dépitée, l’ancienne candidate à la mairie de Paris. « On ressent un décalage entre la volonté du président de nommer des femmes et celle du groupe », assène Chantal Brunel, « la » porte-parole de l’UMP.

Le Parisien

 
Tous les articles de la rubrique
 
 
Dépêches
Choisir un autre fil info :
 
Sites du Groupe Amaury