Ce sont Carla Bruni-Sarkozy et sa soeur, la comédienne Valeria Bruni-Tedeschi, qui sont allées annoncer mercredi à l'ancienne brigadiste Marina Petrella qu'elle ne serait pas extradée vers l'Italie, a-t-on appris dimanche de source proche du dossier, confirmant une information du site liberation.fr.
L'épouse du chef de l'Etat et sa soeur «sont allées la voir et lui ont dit» que Nicolas Sarkozy avait renoncé à cette extradition réclamée par l'Italie, où Marina Petrella a été condamnée à perpétuité pour complicité d'assassinat d'un commissaire, à Rome en 1981, a indiqué à l'AFP cette source.
«On ne pouvait pas laisser cette femme mourir. La situation était devenue intolérable», a confié Carla Bruni-Sarkozy au site de Libération, se disant «contente» d'une décision officialisée dimanche. «On a apprécié l'engagement humain de Valeria Bruni-Tedeschi et de sa soeur Carla Bruni-Sarkozy», a réagi de son côté Oreste Scalzone, membre du comité de soutien à Marina Petrella, à l'annonce de cette rencontre.
La décision de ne pas extrader Marina Petrella a été confirmée dimanche par l'Elysée, au nom de l'état de santé, très dégradé, de l'ancienne dirigeante de la colonne romaine des Brigades rouges, âgée de 54 ans et hospitalisée depuis fin juillet à l'hôpital Sainte-Anne à Paris.
Condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité en Italie en 1992 et réfugiée en France depuis 1993, Marina Petrella a été arrêtée en août 2007 et remise en liberté sous contrôle judiciaire un an plus tard.
Leparisien.fr avec AFP












