Le tribunal administratif de Versailles a rejeté lundi le recours en annulation des élections municipales de Longjumeau, dans l'Essonne, dont la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) est maire.
Lors de l'audience, le 23 septembre, la commissaire du gouvernement - qui dit le droit - avait notamment estimé que la candidature d'un ancien maire de la ville, Philippe Schmit (DVG), nommé en janvier inspecteur général de l'équipement, pouvait être considérée comme «candidature fictive» de nature à altérer la sincérité du scrutin.
La liste Kosciusko-Morizet, avait devancé de 39 voix celle du candidat socialiste Jean-Claude Marquez, à l'origine du recours en annulation.
A Paris, dans le Ve arrondissement, les recours contre l'élection de Jean Tiberi ont connu le même sort. Formés l'un sous l'égide de la socialiste Lyne Cohen-Solal, l'autre par quatre candidats verts, ils ont tous deux été rejetés par le tribunal administratif de Paris.
Jean Tiberi, maire du Vè depuis 25 ans, l'avait emporté le 16 mars avec 225 voix d'avance (45% des voix) sur la socialiste Lyne Cohen-Solal (44,1% des voix) dans une triangulaire avec le candidat MoDem Philippe Meyer.
En saisissant le tribunal, l'adversaire PS du maire sortant avait argué notamment d'une «rupture d'égalité entre les candidats», Jean Tiberi ayant, selon elle, «profité d'avantages de la mairie durant la campagne électorale». Elle avait aussi pointé un «nombre anormalement élevé de votes par procuration» ou de «fausses domiciliations dans des hôtels».
Les quatre candidats Verts avaient pour leur part contesté «la validité des listes électorales».
Tous ces moyens ont été rejetés par le tribunal administratif selon lequel aucun de ces arguments ne prouve l'existence d'une «manoeuvre» susceptible d'altérer la sincérité du scrutin.
leparisien.fr













