Toute l'actualité S'abonner : Web | Journal | mobile PDF RSS
 
Presse regionale
 
 

Politique

 
 

Justice

Marina Petrella restera en France

12.10.2008, 07h30 | Mise à jour : 13.10.2008, 08h53
 

Condamnée à la perpétuité en Italie, réfugiée en France puis vouée à l'extradition, l'ancienne dirigeante de la «colonne romaine» des brigades rouges  devrait finalement rester dans l'hexagone.

 Nicolas Sarkozy a en effet renoncé à faire appliquer le décret autorisant l'extradition.

 
En savoir plus
Carla lui a annoncé la nouvelle
Des Brigades rouges à l'action sociale
Amertume en Italie
 
Une décision qui serait justifiée par des «raisons humanitaires». Les services de l'Elysée ont confirmé l'information dimanche matin. Un peu plus tôt, l'avocate de Marina Petrella, Irène Terrel avait elle aussi confirmé l'information du Journal du dimanche.

Un décret du gouvernement français, en date du 3 juin dernier, autorisait l'extradition de Marina Petrella vers l'Italie, où elle a été condamnée en 1992 à la perpétuité pour complicité dans le meurtre d'un commissaire à Rome en 1981.

Réfugiée en France depuis 1993, Marina Petrella a été arrêtée en août 2007 dans le Val-d'Oise où elle travaillait comme assistante sociale.

Son état physique et mental n'a cessé de se détériorer depuis un an et l'ancienne brigadiste est restée incarcérée jusqu'à ce que la cour d'appel de Versailles autorise début août sa remise en liberté sous contrôle judiciaire, afin de lui permettre de recevoir des soins sans être détenue.

Elle est hospitalisée à l'hôpital parisien Sainte-Anne où elle est nourrie par sonde permettant «sa survie avec une alimentation minimum», selon la Ligue des Droits de l'Homme.

Les proches et soutiens de l'ancienne brigadiste de 54 ans avaient demandé au président français Nicolas Sarkozy l'application en faveur de celle-ci d'une «clause humanitaire» prévue par la convention d'extradition franco-italienne de 1957.

Marina Petrella avait déposé au Conseil d'Etat un recours contre le décret autorisant son extradition. Ce recours sera examiné mercredi à 14h00 par les 2e et 7e sous-sections réunies du contentieux.

Leparisien.fr avec AFP

 
Tous les articles de la rubrique
 
 
Dépêches
Choisir un autre fil info :
 
Sites du Groupe Amaury