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PS : Delanoë et Hollande ont trouvé un terrain d'entente

05.09.2008, 22h27
 

 Un accord paraît en vue entre Bertrand Delanoë et François Hollande pour réunir une majorité au congrès PS de Reims en novembre, un axe que tentent de contrecarrer des partisans de Ségolène Royal soucieux d'éviter l'isolement de leur championne.

A l'approche du dépôt des motions le 23 septembre, les proches du maire de Paris et du premier secrétaire ont trouvé un terrain d'entente mais se refusent à parler d'un accord entre eux car ils veulent élargir ce premier rassemblement pour dégager «une majorité stable» après la fin de l'ère Hollande, le premier secrétaire ne se représentant pas.



«Avec François Hollande, on se retrouve sur le fond», il n'y a «rien» de problématique, a assuré vendredi Harlem Désir, bras droit de Bertrand Delanoë.  Selon Bruno Le Roux, proche du premier secrétaire, «les discussions semblent bien engagées» avec le maire de Paris. «Elles ne sont pas conclues», a ajouté Stéphane Le Foll, homme de confiance du premier secrétaire.

Pour les delanoëistes, la position de leader de leur champion, favori des sondages, n'est pas négociable. Bertrand Delanoë, qui s'est déclaré le 26 août candidat au poste de numéro un, «est en situation de rassembler autour d'un projet clair, il a l'autorité pour donner une voix forte et crédible à l'opposition», a estimé Harlem Désir.  A l'entendre, la prééminence du maire de Paris est «acceptée» par le camp Hollande. Celui-ci se borne à «enregistrer» la revendication du leadership de M. Delanoë, a précisé M. Le Foll.

Le camp Delanoë prend ses distances avec le  MoDem


Le camp du maire de Paris continue d'insister sur un rassemblement «dans la clarté». L'ex-président de SOS Racisme critique les propos de Vincent Peillon, très proche de Ségolène Royal qui, vendredi, a souhaité «à terme, déboucher sur un contrat de gouvernement» avec le MoDem de François Bayrou.  Le maire de Paris privilégie plutôt les contacts avec le strauss-kahnien Pierre Moscovici et des «grands élus» comme Gérard Collomb et Jean-Noël Guérini. Mais le député du Doubs est en concurrence avec Martine Aubry pour conduire une autre motion. 

François  Hollande et ses amis souhaitent, eux, que le débat sur les contours précis de la future majorité au PS soit mené sans préalable. Le premier secrétaire prône depuis des mois «un pôle central» incluant Mme Royal.  De leur côté, des partisans de celle qui brigue aussi la direction du parti ont appelé vendredi à la constitution «sans exclusive» d'«une majorité large, unie, soudée par le ciment des convictions et du respect».  L'appel, intitulé «faire gagner le Parti socialiste», est signé notamment par le numéro 2 du parti François Rebsamen, Vincent Peillon et 28 patrons de fédérations départementales.  Cette initiative est aussi soutenue par quelques partisans de M. Hollande, dont Julien Dray, porte-parole du parti et autre candidat à la succession du député de Corrèze.

Elle vise à faire pièce à un rassemblement Delanoë-Hollande, dont Ségolène Royal, en perte de vitesse dans les sondages, serait tenue à l'écart, selon des cadres du parti.  «Ce qui nous unit aujourd'hui est beaucoup plus important que ce que l'on essaie de dresser pour nous opposer», affirme M. Dray, dans une critique voilée du maire de Paris.  On ignore si cet appel, dont Mme Royal a été informée avant sa publication, la conduira à renoncer à briguer le poste de premier secrétaire, ambition qui passe par le dépôt de sa propre motion.

Chef de file des députés PS, Jean-Marc Ayrault, proche de M. Hollande, souhaite qu'on parvienne à «une motion qui se détache» incluant «Ségolène Royal, si elle le souhaite». «Il faut aller vite, ne pas tergiverser, j'en ai assez !», s'exclame-t-il.

Leparisien.fr avec AFP

 
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