20h30. Diners en ville. François Hollande quitte l'Espace Encan après être intervenu au journal de 20 Heures. Il se rend probablement à l'un des dîners organisés dans les restaurants du vieux Port de la Rochelle, à l'abri, les organisateurs l'espèrent, de trop de regards journalistiques.
20h10.
19 heures. Susciter l'intérêt. Les Strauss-Kahniens se donnent rendez-vous à l'écart, et à huis clos. "C'est un moment trop important pour qu'on ouvre à la presse", souffle un proche. Ou comment susciter l'intérêt des journalistes... Salle Emile-Combes, rue de la Pépinière, les soutiens de la contribution Moscovici-Montebourg affronteront peut-être ceux de Martine Aubry. Aucun vote ne semble prévu.
Idem pour les pro-Delanoë qui se réunissent dans une salle à l'abri des regards.
16h10. Aubry signe la première. Martine Aubry entame sa séance de dédicaces à la Maison de la presse de La Rochelle. Son livre, "Et si on se retrouvait...", sorti hier, est dans toutes les sacoches. Elle précède de quelques heures sa rivale Ségolène, qui a prévu de réunir quelques amis autour de chabichous -du Poitou bien sûr- pour signer son livre coécrit avec Alain Touraine, "Si la gauche veut des idées".
15h30. Jospin arrive enfin. Lionel Jospin arrive dans l'amphithéâtre, croisant Royal qui le quitte. Il est accompagné du comédien Gérard Hernandez.
15h25. Aubry loupe Royal. Alors que plus de 250 personnes attendent fébrilement de pouvoir rentrer dans l'amphithéâtre, déjà bondé, la maire de Lille s'avance dans l'escalier. Soit dix minutes après la fin du discours de Royal. Son arrivée provoque d'ailleurs la pagaille: les plus impatients profitent du passage de Martine Aubry pour déborder le service d'ordre. Quelqu'un, dans la mêlée, crie : "Laissez-passer, c'est le maire de Reims, bon sang !"
14h50. "Royale" traversée. Comme à son habitude, Ségolène Royal a du mal à se déplacer. Outre l'essaim de caméras, les fans se mettent sur sa route, les enfants veulent la voir, les militants tentent de s'approcher au plus près pour la photographier. Attendue à l'espace Encan pour son discours d'ouverture, en tant que présidente de la région hôte, Ségolène Royal vient à pied de l'Aquarium, situé à 100 mètres. Il lui faut un bon quart d'heure pour rejoindre l'amphithéâtre. Là, un tonnerre d'applaudissements gronde à son passage.
Pour faire l'équilibe, d'autres se lèvent et scandent "socialistes, socialistes" sur le même ton.
Aux premiers rangs, pour écouter la dame du Poitou : Michel Rocard, arrivé le premier, et Jean-Paul Huchon. Tous ses proches sont là : le sénateur de Paris David Assouline, notamment.
14h45. Delanoë prend de la hauteur. Pour écouter les discours inauguraux de l'université d'été, dont celui de sa rivale à la tête du PS, Ségolène Royal, le maire de Paris boude les premiers rangs réservés aux personnalités. Il s'installe en haut de l'amphi, entre Jean-Pierre Caffet et Harlem Désir.
14 heures. Un sourire. Ségolène Royal, qui devait ouvrir la conférence des présidents de gauche des conseils régionaux à 13 h 45, prend congé de ses homologues. Un sourire en passant à la table où l'attendent Dominique Bertinotti, Nadjat Belkacem, joliment enceinte, et Delphine Batho, et elle descend s'installer sur l'estrade pour parler des régions. Dans l'aquarium, derrière elle, une tortue nage doucement.
13 heures. Le baiser. Ségolène Royal et François Hollande ont rendez-vous pour déjeuner. Pas seuls, évidemment. La table, au Café de l'Aquarium, situé sur le toit de l'aquarium de La Rochelle, compte une douzaine de convives. L'ancien couple se fait la bise, sobrement. Puis prend place du même côté de la table, tournant le dos aux baies vitrées, face à un immense palmier dans le jardin d'hiver qui masque un peu la vue. Pendant le repas, ils ne s'adressent guère la parole. Pas même quand Ségolène, vêtue d'une robe beige rebrodée de motifs floraux lie de vin, se lève pour saluer quelques personnes sur la terrasse. Elle ne va toutefois pas jusqu'à la table de Bertrand Delanoë, qui déjeune au soleil avec une partie de son cabinet.
12h40. Du rififi pour les Egales. Elles font signer leur contribution sur une table jaune dans le grand hall et craignent d'en être éjectées rapidement. Les Egales, un groupe "trans-courants", a lancé une contribution pour exiger du PS qu'il traduise enfin dans les faits sa revendication de féminisation et de parité. Yvette Roudy fait partie des cinq initiatrices. "On en a assez des complets-veston qui occupent leur mandat depuis trente ans", tempête Geneviève Couraud, déléguée nationale à la parité, en gardant un oeil sur le service d'ordre.
12 heures. L'appel à DSK. Michèle Sabban, première fédérale du Val-de-Marne, est électrique. Dans le grand hall de l'Encan, elle lance un appel à Dominique Strauss-Kahn. Elle n'a pas supporté que Jean-Christophe Cambadélis s'en prenne violemment à Pierre Moscovici. Dans le Figaro de ce matin, le député du XIXe arrondissement de Paris fait état de la crainte de DSK : "il n'a pas envie de risquer de se prendre une tôle à travers Moscovici". Aussitôt, Sabban a réagi: "si DSK a quelque chose à dire, qu'il vienne le dire lui-même". Farouche partisane de Mosco, elle tacle cruellement "le jeu de dupe du petit télégraphiste du XIXe".
11 heures. Jack Lang ne viendra pas. Le très attendu Jack Lang a finalement répondu : après avoir longuement hésité, il ne viendra pas à La Rochelle, selon son entourage. Il préfère le Portugal à la Charente. Il doit y inaugurer une exposition d'art contemporain organisée par l'Institut des mémoires de l'édition contemporaine et partira en fin d'après-midi.
10 h 50. Le "S.O." fait son briefing. Sur le parvis d'Encan chauffé par le soleil, Eric informe ses troupes. Cette carrure de rugbyman est, depuis des années, le mentor du service d'ordre ou "S.O." qui canalise les ardeurs des militants et des curieux à La Rochelle. C'est lui, par exemple, qui est allé chercher François Hollande à la descente du TGV, hier en fin d'après-midi. Juché en haut de trois marches, il explique à une quarantaine d'hommes qu'il faut être particulièrement vigilant cette année, vu le contexte "que vous connaissez"... Tout à coup un homme tatoué s'approche. "T'es du S.O.? Non. Alors tu nous laisses", lance-t-il, revêche.
10 h 40. Jack Lang semble toujours à Paris. Annoncé, peut-être, à La Rochelle aujourd'hui, l'ancien ministre de la Culture, qui "ne veut pas raser les murs" depuis qu'il a soutenu la réforme constitutionnelle du gouvernement, est très sollicité par téléphone. Vient-il ? Quand ? Combien de temps ? Ses collaborateurs notent les numéros de téléphone et promettent de tenir les journalistes au courant.
9 heures. Café-croissant avant le rush. La matinée a commencé à l'Espace Encan, où se tiendra, à partir de cet après-midi et jusqu'à dimanche, l'université d'été du Parti socialiste. Rendez-vous traditionnel depuis quinze ans de la famille socialiste, le millémise 2008 promet d'être encore plus couru à deux mois et demi du congrès de Reims, qui mettra un terme à la question qui empoisonne le PS : celle de son leadership. Qui pour remplacer François Hollande à son poste de Premier secrétaire ?...
Si bien qu'à l'Encan, alors même que les personnalités politiques prennent leur petit déjeuner, les élus locaux et les militants se sont déjà mis au travail, dans le grand amphi, après un café-croissant dans le hall d'entrée. Bertrand Delanoë est attendu "mais il ne prendra pas la parole", prévient un organisateur. Ségolène Royal, qui était hier à Angoulême, devrait lancer les festivités depuis l'Aquarium de La Rochelle à l'heure du déjeuner, avant de prononcer, à 15 heures, un discours d'ouverture en tant que présidente de la région Poitou-Charente.
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