NANCY-PARIS : 1-1. Au stade Marcel-Picot dimanche soir, Paris a alternativement soufflé le chaud et le froid. Le chaud pendant les dix premières minutes et la deuxième période ; le froid pendant une grosse demi-heure au coeur de la première mi-temps.
Privé de tous ses cadres (Makelele, Giuly et Rothen blessés), et lesté de deux défaites consécutives en championnat, le PSG avait tout à craindre de ce déplacement à Nancy.
Une partie de ces interrogations a pourtant été balayée en moins de deux minutes, soit le temps qu'il fallut aux Parisiens pour ouvrir le score. Hoarau, à la réception d'un centre de Sessegnon, place sa tête hors de portée de Bracigliano (2e). Peu en réussite ces derniers temps, l'ancien Havrais avait déclaré cette semaine que la chance« tournerait ». Le meilleur buteur parisien a eu la bonne idée de joindre les actes à la parole, inscrivant son troisième but de la saison.
En toute logique, la réplique nancéienne est immédiate. Gavanon manque de peu le cadre juste après le but parisien (3e) et Brison, esseulé à plusieurs reprises au 2e poteau manque de réalisme (18e). Bien que copieusement dominé, Paris se retrouve dans une situation qu'il affectionne : celle d'une équipe qui joue le contre. Pancrate, lancé dans la défense de l'ASNL, oblige Bracigliano à un bel arrêt (9e). Dans la foulée, un but est logiquement refusé à Luyindula pour une « poussette » de Pancrate sur le gardien de Nancy (10e).
Mais Paris ne parvient pas à tenir le ballon au milieu du terrain et cède à la demi-heure de jeu. Le coup franc de Gavanon trouve Macaluso qui prend le meilleur sur Ceara et égalise de la tête (32e). Le PSG subit de plus en plus et il faut un superbe arrêt de Landreau pour empêcher Zerka de donner l'avantage à son équipe (38e).
Un manque de réalisme en deuxième mi-temps
Paris remet de l'ordre dans son jeu dès le début de la deuxième période. Sessegnon joue un peu plus bas, le PSG prend beaucoup moins l'eau et trouve plus facilement les intervalles. En contre-attaque, Sankharé sert Armand qui décale Pancrate. Le remplaçant de Giuly se retrouve seul face à Bracigliano mais perd son duel avec le gardien nancéien (48e). Dix minutes plus tard, sur un centre-tir d'Hoarau, Luyindula face au but ouvert rend malgré lui le ballon... à Bracigliano (58e). Les dernières occasions de Kezman (85e) et de Chantôme (89e) ne changeront rien.
Le PSG a certes stoppé sa série de deux défaites consécutives mais aurait pu espérer mieux sans ce gros trou noir en première période. Au classement, les hommes de Paul Le Guen sont onzièmes.
leparisien.fr













