Le Conseil d'Etat a rejeté vendredi une demande d'annulation du décret par lequel le gouvernement avait dissout en avril les Boulogne Boys, une association de supporteurs ultras du Paris-SG, en raison du déploiement en tribune d'une banderole anti-Ch'tis.
La plus haute juridiction administrative est allée dans le sens des conclusions du commissaire du gouvernement, magistrat chargé de dire le droit, qui avait estimé le 11 juillet «impossible de déployer la banderole sans la complicité active de nombreux membres des Boulogne Boys».
L'affaire était examinée sur le fond après le rejet d'une première requête en référé début mai.
Le 29 mars, lors de la finale de la Coupe de la Ligue remportée par le PSG face à Lens (2-1), la banderole «Boulogne Boys» avait été recouverte pendant trois minutes par un autre calicot : «Pédophiles, chômeurs, consanguins : bienvenue chez les Ch'tis».
Le ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie avait jugé cela «inadmissible» et décrété le 17 avril la dissolution des Boulogne Boys en soulignant «les actes répétés de violences» imputables à ces supporteurs depuis deux saisons.
L'association de supporteurs, créée en 1985 et qui revendique 600 membres, avait porté l'affaire devant le Conseil d'Etat, jugeant ce décret «illicite» et «disproportionné».
AFP












