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Football / Edition

Rothen : « Zidane m’a appelé... »

Laurent Perrin et Arnaud Hermant | 07.10.2008, 07h00
 

JÉRÔME ROTHEN n’a pas fini de faire parler de lui. Hier, le joueur du PSG a lancé la campagne médiatique de son livre, « Vous n’allez pas me croire... », (Editions Prolongations) mis en vente demain. Dans un restaurant cossu de la porte d’Auteuil, il a répondu aux médias avec sa franchise habituelle. Il a d’abord cherché à déminer le terrain.

 
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Les bonnes feuilles de son ouvrage, publiées dans « l’Equipe Magazine » du 27 septembre, avaient en effet un côté sulfureux qui dépasse l’auteur.

Les réactions ont été nombreuses. A commencer par celle de Zinedine Zidane, en personne, qui aurait traité l’auteur de « fils de p... » au cours d’un match de Ligue des champions. « Il m’a appelé et on s’est expliqués, rapporte Rothen. Je lui ai répété que je n’avais pas compris sa réaction. J’ai été déçu qu’un joueur que j’admire autant m’insulte et ne s’excuse pas. Cette phrase m’a marqué et a provoqué une cassure. Je ne cherche pas à casser son image. Jérôme Rothen est tout petit à côté de Zinedine Zidane, je le sais très bien. »

« C’est un livre positif ,il n’y a pas de réglements de comptes »

On murmure que l’entourage de la star aurait fait pression sur lui, il dément : « Je peux vous assurer que je n’ai pas reçu la moindre menace de ses proches ou de ses agents ». Le milieu du PSG reconnaît que les remous liés à la sortie du livre l’ont déstabilisé. « Psychologiquement c’est dur car je prends les choses à coeur. Quand des petits soucis arrivent, ce n’est pas évident de se concentrer sur le foot. » Il assume tout et regrette juste quelques dommages collatéraux. Son copain d’enfance William Gallas, qualifié de « truffe », n’a pas digéré. « Je lui ai laissé un message, précise Rothen. C’est mon ami et je n’ai pas voulu le salir. « Truffe » est un mot qu’on se disait quand on était gamin. Je veux m’excuser. William est un exemple pour les jeunes car il n’était pas très doué à l’école mais aujourd’hui, il est capitaine d’Arsenal et vice-capitaine de l’équipe de France ».

Concernant Guy Lacombe en revanche, l’histoire est sans issue. « Avec lui, tout est allé beaucoup trop loin pour que j’accepte des excuses. » Le blond parisien n’a aucun doute sur le bien-fondé de cette aventure littéraire. « C’est un livre positif, il n’y a pas de réglements de comptes.
Je suis le premier joueur en activité à sortir ce genre de bouquin en France, ça se fait beaucoup en Angleterre. Je me suis livré à 200 %, sans langue de bois. Ma caractéristique est d’être le plus sincère possible, c’est pour cela que je suis fier de ce livre. »

Cette semaine, son agenda est très chargé. Il participera à une quinzaine d’émissions de télé et de radio pour promouvoir cet ouvrage tiré, dans un premier temps, à 15 000 exemplaires. Les éditeurs espèrent secrètement se rapprocher des 50 000 ventes, seuil atteint par le livre d’Emmanuel Petit « A fleur de peau », sorti au printemps dernier. Qu’on se le dise, Jérôme Rothen n’a pas fini de faire parler de lui.

Le Parisien

 
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