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Superficie 3.19 km² Évolution annuelle -0.52 %
 

Puteaux

Jeunet et Dany Boon en tournage

Bérangère Lepetit | 14.10.2008, 07h00
 

EFFERVESCENCE, hier après-midi, dans le quartier coquet de la rue Sadi-Carnot, à Puteaux. Des tags de têtes de mort et des obus noirs et roses ornent la terrasse du restaurant de cuisine traditionnelle l’Escargot. En lieu et place de Perce-Neige, le fleuriste de la rue Charles-Lorilleux, se dresse désormais un vidéoclub qui répond au nom de Matador Vidéo.

« Qu’est-ce qui se passe ici ? interroge cette mère de famille un peu perdue. Ils ont changé de propriétaire ou quoi ? »

Les riverains n’en reviennent pas. Et pour cause. Ce quartier au style un peu rétro situé au-dessus de l’hôtel de ville a été relooké en l’espace de quelques heures dans la matinée pour les besoins de « Micmacs à tire-larigot », le dernier film de Jean-Pierre Jeunet au casting pour le moins alléchant. Dans le rôle principal, le célèbre acteur des « Ch’tis », Dany Boon, reconverti en SDF fantaisiste, mais aussi toute une pléiade de seconds rôles savoureux tenus par Jean-Pierre Marielle, André Dussollier ou Omar Sy.

« Ça met de l’animation dans le quartier »

Sur fond d’un Paris pittoresque, le film, mâtiné selon la production de « Buster Keaton et de Bibi Fricotin », relate les aventures de Dany Boon, alias Bazil, qui tente avec sa bande d’amis hurluberlus de venger la mémoire de son père, tué dans les années 1970 par des trafiquants d’armes. Mais Bazil a une balle logée dans la tête, ce qui lui vaut une imagination débridée…

Et c’est justement la « scène de la balle » qui devait être tournée hier, dans le nouveau vidéoclub de la rue Sadi-Carnot, avant plusieurs séquences en nocturne jusqu’à jeudi matin. Dans un coin, Malika et Aurélie, deux lycéennes de Suresnes, attendent « Dany » de pied ferme. Vers 14 h 30, la star arrive enfin, détendue, un sac jaune en bandoulière. Mais refuse toute photo.

Dès son apparition, la production écarte les curieux. « C’est dommage, tempête Malika, visiblement déçue. Pourtant, il sourit tout le temps, comme à la télé ! » Quant aux commerçants, ils se prêtent facilement au jeu. « Ma terrasse sert moins à l’automne et ils se sont engagés à tout remettre en ordre d’ici jeudi », sourit le propriétaire du restaurant l’Escargot. « Ça met de l’animation dans le quartier », renchérit Nicole, la fleuriste de la rue Sadi-Carnot, partie en vacances après avoir confié sa boutique à l’équipe du tournage. Mais non sans arrière-pensées. « Si le film a autant de succès qu’ Amélie Poulain, ça risque d’attirer beaucoup de monde dans la rue… et de clients dans ma boutique. » Le tournage, qui devait s’interrompre hier à minuit, se poursuit aujourd’hui et demain.

Le Parisien

 
 
 

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