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Dans les coulisses de Persepolis

La future médiathèque ouvre ses portes aujourd’hui au public avant son inauguration officielle début 2009. Hier, des lycéens ont pu la découvrir.

E.S. | 11.10.2008, 07h00
 

FRANCHIR les palissades qui la ceinturent depuis des mois, traverser les salles encore vides, visiter les terrasses surplombant le centre-ville ou le cube hermétique du auditorium de 96 places… Ce samedi est le jour ou jamais pour découvrir les coulisses de la nouvelle médiathèque, l’un des phares du projet urbain de Saint-Ouen, dont les bâtiments anguleux s’avancent comme un paquebot au coin des avenues Gabriel-Péri et Victor-Hugo.

Plus de trois ans après le choix du projet de l’architecte Jean-Pierre Lott, la médiathèque a déjà son nom Persepolis , et bientôt son public : si les délais sont tenus, le chantier sera livré le 27 octobre, et le bâtiment HQE haute qualité environnementale inauguré au tout début 2009. Quatre fois plus grande que l’actuelle médiathèque, juste en face, qui abritera les archives municipales. D’un côté, le passé, la mémoire et surtout du papier ; de l’autre, l’avenir, la découverte et surtout du multimédia.

Depuis hier matin, l’opération nationale de la Fédération française du bâtiment justement intitulée les Coulisses du bâtiment, qui ouvre grandes les portes d’une dizaine de chantiers comparables en Ile-de-France, a déjà donné la primeur de la visite à plus de 190 lycéens de Saint-Ouen et des communes voisines. Comme eux, aujourd’hui, c’est le grand public qui pourra découvrir les sept niveaux de culture, dans les pas des ingénieurs et des chefs de chantier de l’entreprise générale Bateg, qui en profite pour prouver aux lycéens que « le bâtiment, ce sont des métiers d’avenir », comme le martèle Corinne Crière, responsable des ressources humaines.

Une technique pionnière

Chez Bateg, la grande fierté qui fait aussi la spécificité de Persepolis, c’est d’abord… le béton. Mais pas n’importe lequel : du « béton blanc autonettoyant ». « C’est un matériau exceptionnel, qui a été créé pour ce chantier et n’a jusqu’à présent été utilisé que pour une autre médiathèque, à Nantes », s’enthousiasme Dominique Warnier, directeur d’exploitation chez Bateg, en dévoilant les vertus de ce matériau certes coûteux 400 € le m 2 au lieu d’environ 100 € pour le béton gris , mais tellement plus économe en maintenance, et plus rebelle au vieillissement… Blanc, ce béton dit TX Arca le restera toujours, assurent ses concepteurs de la cimenterie Calcia, grâce à ses particules de dioxyde de titane. Les salissures s’éliminent par l’eau de pluie ou se décomposent. Alors, « si le coût semble élevé, sur le long terme, c’est un matériau longue durée qui ne demande aucun entretien », insiste Dominique Warnier.

Portes ouvertes aujourd’hui de 10 heures à 17 heures, 2-6, avenue Gabriel-Péri.

Le Parisien

 
 
 

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