1 Qui sont les Roms ?
Le terme Rom désigne les populations qui ont émigré du Rajasthan, dans le nord de l’Inde, vers l’an mille après Jésus-Christ. Ils constituent aujourd’hui la plus grande minorité d’Europe : 7 millions de personnes. La plupart vivent en Roumanie (1,8 million) et en Bulgarie (650 000). Depuis toujours les Roms connaissent un sort misérable.
2 Sont-ils des citoyens européens ?
Depuis leur adhésion à l’Union européenne au1e r janvier 2007, les Roumains et les Bulgares, et donc les Roms, sont des citoyens européens à part entière. Ils ont le droit de séjourner librement en France pendant trois mois. Au-delà, ils doivent, sous peine d’être expulsés, disposer d’un emploi ou apporter la preuve qu’ils disposent de ressources suffisantes. En 2004 déjà, l’entrée dans l’union de dix nouveaux Etats membres avait permis à 500 000 Roms de ces pays de devenir citoyens européens. Depuis l’admission de la Roumanie et de la Bulgarie, ils sont trois millions de plus.
3 Comment arrivent-ils en France ?
Depuis l’entrée de leurs pays dans l’Union européenne, les Roms bénéficient de la liberté de circulation. Ils ne sont plus clandestins et n’ont donc plus besoin de passeurs. Ils passent librement la frontière, sans visa, en bus (un billet Paris-Bucarest coûte à peine 100 €) ou en voiture.
4 Sont-ils autorisés à travailler en France ?
Oui, mais ils demeurent soumis à des dispositions particulières en matière de travail. Comme les ressortissants des nouveaux Etats membres de l’Union européenne, ils n’ont accès qu’aux 150 métiers dits sous tension (des métiers peu qualifiés comme cuisinier, serveur, ouvrier du béton, agent d’entretien, où l’on manque de main-d’oeuvre…) Surtout, leurs employeurs doivent s’acquitter d’une somme de 893 € auprès de la préfecture s’ils veulent engager un Rom ou un Bulgare.
5 Peuvent-ils être expulsés ?
Oui, si au-delà de trois mois ils ne peuvent pas justifier de ressources. La France considère alors qu’ils sont une charge pour la nation. C’est l’argument numéro un, les Roms travaillant au noir. Les autorités évoquent également parfois le trouble à l’ordre public.
L’Etat incite par ailleurs les Roms à bénéficier de rapatriements volontaires avec aide humanitaire au retour (300 € par adulte, 100 € par enfant). Ceux qui rentrent peuvent, en principe, bénéficier d’autres aides pour monter un projet d’entreprise dans leur pays. Mais à ce jour aucun projet n’a abouti.
Le Parisien











