Interrogés sur le lancement, courant septembre, d'un prêt étudiant garanti par l'Etat, l'Unef et de la Fage se montrent réservés. «C'est un gadget idéologique qui ne répond pas aux attentes des étudiants en matière d'amélioration de leur situation sociale, a répondu à l'AFP Jean-Baptiste Prévost, président de l'Unef.
Thiébaut Weber, président de la Fage, se montre moins critique : «Certes, cela peut apporter un plus, surtout pour les classes moyennes, déclare-t-il à l'AFP, mais ce n'est pas la réponse globale qu'on attendait aux problématiques du coût de la vie et de la rentrée des étudiants. Nous avons des inquiétudes: dans les pays où de tels prêts ont été instaurés, comme le Royaume-Uni ou l'Australie, on a assisté à un glissement de l'aide sociale de l'Etat vers l'emprunt. Une telle dérive ne doit pas se reproduire en France. Enfin il ne s'agit pas d'un prêt à taux zéro, mais aux taux d'intérêt du marché».
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