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Des syndicats étudiants mitigés

03.09.2008, 16h10 | Mise à jour : 16h17
 

Interrogés sur le lancement, courant septembre, d'un prêt étudiant garanti par l'Etat, l'Unef et de la Fage se montrent réservés. «C'est un gadget idéologique qui ne répond pas aux attentes des étudiants en matière d'amélioration de leur situation sociale, a répondu à l'AFP Jean-Baptiste Prévost, président de l'Unef.

C'est une supercherie de la part de Valérie Pécresse de présenter ça comme une avancée pour les étudiants car le taux d'intérêt de ce prêt sera celui fixé par les banques. Et dans le même temps, l'Etat supprime les prêts gérés par les Crous, qui étaient eux à taux zéro. Les étudiants font déjà face à une insertion professionnelle difficile et subissent parfois une déqualification. Dans ce contexte, ils ne veulent pas s'endetter. Mme Pécresse fait un cadeau aux banques. Il ne faudrait pas que l'Etat se défausse de ses responsabilités en matière d'aides sociales. Nous attendons notamment un dixième mois de bourses».

Thiébaut Weber, président de la Fage, se montre moins critique : «Certes, cela peut apporter un plus, surtout pour les classes moyennes, déclare-t-il à l'AFP, mais ce n'est pas la réponse globale qu'on attendait aux problématiques du coût de la vie et de la rentrée des étudiants. Nous avons des inquiétudes: dans les pays où de tels prêts ont été instaurés, comme le Royaume-Uni ou l'Australie, on a assisté à un glissement de l'aide sociale de l'Etat vers l'emprunt. Une telle dérive ne doit pas se reproduire en France. Enfin il ne s'agit pas d'un prêt à taux zéro, mais aux taux d'intérêt du marché».

leparisien.fr

 
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