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« Je dirige mes patientes françaises vers les pays de l’Est »

SEVERINO ANTINORI, un professeur italien très controversé .

F.V. | 04.09.2008, 07h00
 

LA FRANCE leur refuse ce qu’elles attendent depuis des années. Les cliniques privées, installées à l’étranger, restent alors la dernière solution pour ces femmes proches de la ménopause (ou déjà ménopausées) mais qui veulent un enfant à tout prix.

En Italie, le docteur Severino Antinori accueille des femmes qui ont la cinquantaine ou la soixantaine passée.

« Les Françaises sont nombreuses. Elles ne comprennent pas qu’on leur interdise d’avoir un enfant alors que la science le leur permet. » Très controversé, le professeur italien assure avoir suivi plus de « 3 000 grossesses de femmes ménopausées ». La doyenne, une Anglaise, avait 63 ans. Il y a quatre ans, il a suivi, à Marseille, une Française de 62 ans. « Mais je n’accepte pas tout le monde, précise le praticien. Je refuse les cas de diabète et d’hypertension. La future mère doit avoir une espérance de vie de plus de vingt ans. Je ne tiens pas à faire naître des orphelins. » Le docteur Antinori reçoit ses patientes à Rome pour une première consultation puis les redirige vers « l’une de ses cliniques dans les pays de l’Est ».

Aux Etats-Unis, cette pratique s’est libéralisée. Selon l’Association mondiale de la médecine de la reproduction, « plus de 300 000 femmes de plus de 50 ans attendent un enfant dans ce pays. »

En Grande-Bretagne, la Société britannique de fertilité (BFS) s’est dite inquiète des traitements de fertilité appliqués aux femmes de plus de 50 ans à cause de « risques accrus pour la mère et concernant le bien-être des enfants nés de telles procédures ». Au-dessus de 50 ans, la Grande-Bretagne n’autorise donc pas ses pratiques.

En Espagne, le don d’ovocytes est légal sans limite d’âge pour les receveuses. Cette opération est réalisée à la fois dans le secteur public et dans le privé. Ce pays accueille beaucoup d’étrangères dont les demandes ont été refusées dans leur pays. Les candidates à la procréation médicale s’exilent aussi en Grèce et au Liban, où la législation n’est pas trop regardante sur l’âge de ces futures mères.

Le Parisien

 
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