Après de nombreux pays, c'est au tour de la France de mettre en garde les consommateurs contre les bonbons «White Rabbit» et les biscuits «Koala», contaminés à la mélanine, la substance à l'origine du scandale du lait frelaté en Chine. Le célèbre bonbon «White Rabbit» avait été offert au président américain Richard Nixon lors de son voyage historique en Chine en 1972.
En Chine, le lait trafiqué à la mélamine a tué quatre nourrissons. Au total, 10.666 enfants restent hospitalisés, sur un total de 46.810 ayant dû faire un séjour hospitalier. Le scandale est arrivé par le lait en poudre pour bébé de l'entreprise chinoise Sanlu, qui s'est révélé contenir des taux très élevés de mélamine, une substance utilisée normalement dans la fabrication de résines synthétiques et de plastique. Les fraudeurs ont ajouté de la mélamine dans le lait après l'avoir coupé d'eau pour augmenter les volumes de vente. La substance chimique donne l'illusion d'un apport en protéines. Elle provoque des calculs rénaux, voire le blocage des fonctions rénales.
Les analyses de ces produits montrent une teneur en mélamine «supérieure au seuil d'alerte fixé par la Commission européenne (2,5 mg/kg)», ont indiqué les ministères de l'Agriculture, de l'Economie et du Budget.
Après avoir procédé à de multiples contrôles, les pouvoirs publics ont demandé que ces confiseries, disponibles dans les magasins et dans les restaurants, soient «définitivement» retirées du marché.
Ils ont aussi recommandé de «ne pas les consommer et de les rapporter aux points de vente ou de les détruire». Les consommateurs doivent prendre les mêmes précautions avec les produits achetés sur l'internet.
Quant aux personnes qui en auraient éventuellement consommés, «la veille sanitaire n'a pas mis en évidence de trouble particulier à ce jour», selon le ministère.
Ces produits ont été vendus notamment par le groupe de distribution Frères Tang qui affirme avoir procédé aux retrait et rappel de ces confiseries «vers le 20 septembre».
De Singapour au Pérou, en passant par l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni, ce retrait a fait l'objet d'avertissement aux consommateurs dès la fin septembre. Début octobre, les autorités sanitaires belges faisaient état de quantités cinq fois supérieures aux normes autorisées de mélamine dans un échantillon de «White Rabbit», demandant «instamment» de ne pas les consommer.
Dans un arrêté du 26 septembre, les autorités françaises ont, elles aussi, demandé le retrait du marché des aliments fabriqués à partir de produits laitiers chinois. Mais ce n'est que ce vendredi qu'elles ont mis explicitement en garde contre les bonbons «White Rabbit» et les biscuits «Koala».
Leparisien.fr avec AFP












