Les infirmières libérales ont accepté un accord visant à mieux répartir géographiquement leur activité.
Une signature «inédite» entre l'assurance maladie et quatre syndicats d'infirmières qui va permettre de prendre des mesures financières d'incitation pour favoriser leur installation dans des zones où elles sont insuffisamment nombreuses.
Les Echos évalue dans son édition de jeudi à 250 le nombre de «zones surdotées», dont la taille se rapprocherait de celle d'un canton. Le quotidien estime aussi à 7.000 sur un total de plus de 50.000 le nombre d'infirmières pouvant être concernées par ce gel d'installations.
Pour la présidente du Sniil, Annick Touba, outre les «zones surdotées», l'Etat doit définir des zones «sous-dotées» en infirmières, où des mesures financières d'incitation seront mises en place pour favoriser leur installation. Il s'agit souvent de banlieues défavorisées ou de territoires ruraux peu peuplés.
Le président d'un autre des quatre syndicats signataires, la FNI, Philippe Tisserand, souligne que la limitation en «zone surdotée» ne concerne pas les professionnelles déjà installées. D'autre part, il s'agit d'un accord «expérimental pendant deux ans».
Ce nouvel accord intervient un peu plus de dix mois après le recul du gouvernement sur une mesure comparable concernant les médecins libéraux.
Leparisien.fr avec AFP











