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FORMULE 1/GP DE BELGIQUE, J - 1.

Fernando Alonso : « Je ne baisse jamais les bras »

Une huitième place au classement des pilotes et pas un seul podium à son actif : l’Espagnol Alonso traverse une saison noire chez Renault. Mais le champion du monde 2005 et 2006 se battra jusqu’au bout.

Propos recueillis par Stéphane Samson | 06.09.2008, 07h00
 

L’ESPAGNOL de chez Renault retrouve peu à peu le sourire : il a réalisé hier le meilleur temps des essais libres au volant d’une machine qui retrouve des couleurs.

Vous connaissez une saison difficile. Vous attendiez-vous à un tel parcours lorsque vous avez décidé de revenir chez Renault ?

Fernando Alonso.

Honnêtement, non. Mais je n’étais pas le seul ! Toute l’équipe s’attendait à revenir dans la lutte pour le podium, et nos premiers résultats ont été comme une douche froide. La voiture prenait en compte les leçons retenues pendant la saison 2007, mais elle manquait encore de performance. Dès lors, nous avons commencé à courir derrière nos adversaires.

Aujourd’hui, la R28 semble beaucoup plus compétitive…

Je pense qu’il est raisonnable de dire qu’il s’agit de la troisième meilleure monoplace du plateau, derrière la McLaren et la Ferrari. Le déficit se situe principalement dans le domaine aérodynamique et notre équipe a travaillé jour et nuit pour le combler. Nous sommes certainement l’équipe qui a le plus amélioré ses performances depuis le début de la saison. Nos résultats lors des premiers roulages en Belgique, ce week-end, en sont la preuve.

« Je n’ai pas encore pris de décision »


Quel est l’objectif pour la fin de la saison ?

La priorité, c’est de terminer à la 4e place des équipes. Loin d’être impossible. Pour cela, il faut terminer systématiquement devant Toyota.

Vous avez été titré en 2005 et 2006, vous vous battiez pour le titre l’année dernière. Que ressentez-vous lorsque vous visez une modeste 5 e place cette saison ?

Je mentirais si je disais que je me satisfais de cette situation. Cependant, on peut être très content de terminer cinquième. Vous savez, tout dépend de vos ambitions de départ : si vous pensez ne pas pouvoir entrer dans les points avant la course et que vous y parvenez finalement, le sentiment d’avoir accompli une grande course peut être supérieur à la conquête d’une victoire promise dès le départ.

Personnellement, est-il difficile de se motiver après trois saisons de gloire ?

Non. Je ne baisse jamais les bras. Dans tout ce que je fais, je me bats jusqu’au bout et je veux être le meilleur. Si nous devions jouer à un jeu vidéo maintenant, il faudrait que je vous batte. J’y passerais la nuit s’il le fallait, mais j’y arriverais.

On parle beaucoup de votre avenir. Savez-vous de quoi votre saison 2009 sera faite ?

Absolument pas. Il est trop tôt pour en parler. De toute manière, je n’ai pas encore pris de décision. J’aurai les idées beaucoup plus claires d’ici à quelques semaines, mais, pour le moment, tout est ouvert.

Y compris la possibilité de rester chez Renault ?

Evidemment !

Le Parisien

 
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