Toute l'actualité S'abonner : Web | Journal | mobile PDF RSS
 
Presse regionale
 
 
 
 

FOOTBALL, LIGUE 1.

Giuly : « A Paris, je revis »

A trois jours du début du championnat, Ludovic Giuly livre à notre journal ses premières impressions sur son nouveau club. Et l’ancien international ne cache pas que, pour le PSG, le début de saison sera capital.

Propos recueillis par Marc Benoist | 06.08.2008, 07h00
 

ARRIVÉ de Rome à l’intersaison, Ludovic Giuly s’affirme déjà comme un des cadres de la nouvelle équipe parisienne. « Face à la pression, il faudra rester solidaires », prévient le milieu offensif, qui, à 32 ans, a évolué dans les plus grands clubs d’Europe.

Comment se passe votre intégration au PSG ?

Ludovic Giuly.

Bien, très bien même. Sur le plan du foot, j’ai l’impression de revivre. J’ai pris la décision de quitter la Roma à la fin de la saison, sans pour autant avoir quelque chose de concret à l’époque. Avec le PSG, tout s’est fait vite. On s’est déplacés à Rome avec Charles Villeneuve et mes agents pour mettre un peu la pression. Sinon, on aurait encore attendu. J’aurais pu rester à Rome où j’avais encore deux ans de contrat. Mais je ne me sentais pas bien là-bas. Et j’avais vraiment envie de relever ce challenge du PSG, un club qui a envie de remonter la pente.

Avez-vous eu d’autres propositions ?

En France, Marseille m’avait relancé. Mais ils n’ont pas voulu me prendre la saison dernière. Et comme je suis un homme de principe… Monaco s’était aussi un peu renseigné. Mais Paris était ma priorité. Le club a vraiment fait le forcing. Le discours de Charles Villeneuve m’a immédiatement séduit. J’ai également parlé avec Paul Le Guen, qui m’a confirmé toutes ses attentes. Cela faisait longtemps que je n’avais pas été heureux comme aujourd’hui. A Paris, je revis.

A ce point…

A Paris, comme lorsque je suis arrivé à Monaco ou à Barcelone, j’ai ressenti du respect de la part du club et de mes partenaires. Ce n’avait pas été le cas à la Roma.

Quand vous étiez enfant, vos clubs de coeur étaient Barcelone et… le PSG. Avez-vous désormais exaucé tous vos souhaits ?

Oui. Quand j’étais ado, je regardais souvent les matchs de Paris. Des joueurs comme Raï, Weah, Valdo ou Ginola m’ont fait rêver.

Pourquoi alors avoir attendu d’avoir eu 32 ans pour signer à Paris ?


C’est le foot qui veut ça. Je n’avais jamais eu le moindre contact avec le PSG jusqu’à ces dernières semaines.

Comptez-vous terminer votre carrière à Paris où vous avez signé pour trois ans ?


A priori, oui. J’espère même en faire une quatrième. Pourquoi pas ? Si la santé le permet…

Avez-vous le sentiment d’arriver dans un club où tout est plus compliqué qu’ailleurs ?

Quand on a joué sous le maillot du FC Barcelone, on peut aller partout. Je sais qu’il y a de la pression ici. Mais à ce niveau, je n’ai pas de problème. Cela fait aussi avancer. Maintenant, l’équipe ne doit pas tomber dans la peur de mal faire. Il faudra rester très solidaires et gérer cela entre joueurs.

Que peut espérer Paris en championnat ?

Déjà, il faut arrêter de penser aux deux dernières saisons. Il y a un nouveau groupe, un nouveau discours. Une nouvelle page s’ouvre. Il faut regarder devant. Nous sommes ambitieux. On est là pour jouer le haut du tableau. Les qualités, nous en avons même si on est conscients qu’il faut continuer à travailler. On fera un premier point après nos cinq matchs. On n’a pas un début de saison facile. En plus, on part un peu dans l’inconnu car nous n’avons pas réellement joué tous ensemble.

A quel poste souhaitez-vous évoluer ?


Côté droit ou dans l’axe, je n’ai aucune préférence. Je suis au service de l’équipe.

Le destin veut que, pour votre premier match, vous vous déplaciez à Monaco où vous avez joué six ans…

C’est vrai, mais j’espère avant tout que cela se passera bien pour nous. Quant à Monaco, j’en garde d’excellents souvenirs même si, aujourd’hui, il n’y a pas d’ambitions réelles dans ce club.

Avez-vous tiré un trait définitif sur les Bleus ?


Pas du tout. A moi de démontrer que j’ai le niveau même si je sais que ce sera difficile avec Domenech. Ma priorité est de réussir au PSG. Si c’est le cas et que je ne suis pas appelé, j’irai le voir pour savoir pourquoi.

Le Parisien

 
Tous les articles de la rubrique
 
 
Dépêches
Choisir un autre fil info :
 
Sites du Groupe Amaury