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JEUX OLYMPIQUES.

La nouvelle vie des médaillés d’Athènes

33 podiums au total, 48 sportifs récompensés : parmi les médaillés français, il y a quatre ans en Grèce, certains ont stoppé leur carrière, d’autres, les plus nombreux, ont poursuivi et seront encore d’attaque à Pékin. Revue d’effectif.

Gaëlle Darengosse | 04.08.2008, 07h00
 

UNE COURONNE d’olivier sur la tête, une médaille autour du cou, les 48 médaillés français d’Athènes ont connu cette apothéose un jour du mois d’août 2004. L’or, l’argent ou le bronze, « la récompense suprême pour tout athlète, reconnaît Jean-François Lamour, double champion olympique de sabre à Los Angeles et à Séoul, ancien ministre des Sports.

C’est une sorte d’aboutissement dans la carrière d’un sportif qui confère une sorte de sérénité. »

« Les regards changent autour de vous »

Avec 33 podiums décrochés en Grèce (11 d’or, 9 d’argent, 13 de bronze), les Bleus obtiennent un total inférieur aux Jeux de Sydney en 2000 (38) ou d’Atlanta en 1996 (37). La France occupe le septième rang mondial des nations, en termes de médailles. Athènes marque surtout l’avènement d’une nouvelle génération de champions. Dans le sillage de Laure Manaudou, qui décroche l’or, l’argent et le bronze, à tout juste 17 ans, se révèlent au grand public le cavalier Nicolas Touzaint, l’escrimeur Brice Guyart ou le vététiste Julien Absalon. Ils seront présents à Pékin pour défendre leur titre.

Les ambitions en 2008 sont à la hausse. Le club France vise « 35 à 36 médailles », selon Henri Sérandour, le président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF). « On a un potentiel de 41 médailles, si tout le monde est en pleine forme, a-t-il indiqué. A partir de là, il y a des pertes… »

Quatre ans après l’épopée grecque, 27 médaillés repartiront avec la lourde charge de défendre ou de conquérir l’or olympique. Pour tous ces champions, les Jeux marquent un tournant. « On change de statut. Une sorte de respect s’installe de facto. Les regards changent autour de vous », explique Thierry Rey, médaillé d’or en judo en 1980 à Moscou.

« De nouvelles portes s’ouvrent après les Jeux… »

Objectif atteint il y a quatre ans, 9 athlètes ont décidé de raccrocher à l’instar de Solenne Figuès. « De nouvelles portes s’ouvrent après les Jeux… », remarque Thierry Rey. Consultants sportifs dans les médias (Emilie Le Pennec) ou cadres techniques au sein des fédérations (Hugues Obry), ces retraités sportifs ont les cartes en main pour faire fructifier leur nouveau statut. Seul Pascal Touron (médaillé d’argent en aviron) a définitivement coupé avec le monde sportif en entamant une nouvelle carrière de technicien à la centrale nucléaire de Gravelines.

« Après les Jeux, les athlètes entrent comme dans une autre caste. C’est étrange ! » reconnaît Thierry Rey. Reconnaissance sportive, médiatique, les Jeux propulsent les sportifs dans un autre univers.

Le Parisien

 
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