APRÈS s’être enflammés sur les sommets alpestres, les coureurs retrouvaient le plancher des vaches hier. Après le show des stars, c’était le tour des sans-grade, Carlos Barredo et Marcus Burghardt, échappés tous deux après une heure de course un peu folle aux environs de Grenoble 55,7 km dans la première heure ! , de se disputer l’étape, à l’ombre du stade Geoffroy-Guichard.
Le Maillot jaune tranquille
Evidemment, aucun changement n’est intervenu au classement général, le peloton pointant son nez près de sept minutes plus tard. « Beaucoup de coureurs étaient très fatigués, témoigne Andy, le cadet des frères Schleck, Maillot blanc du meilleur jeune sur les épaules. L’étape de l’Alpe a été très, très dure. Dans les 20 derniers km, je me suis dit : Enfin une étape sans stress… »
Unique péripétie, cette passe d’armes sur la fin avec le Tchèque Roman Kreuziger, 2 e à 1’58’’ de Schleck au classement des jeunes : « Il m’a attaqué et je le respecte pour ça, poursuit le Luxembourgeois. J’ai pris mes responsabilités et je suis allé seul le chercher. » Toutefois, c’est Schleck père, Johnny, qui a fait parler de lui (lire page suivante) . La voiture que l’ancien équipier d’Ocaña conduit sur le Tour pour un partenaire a été arrêtée et fouillée par les douaniers, au km 31. Les recherches sont restées vaines mais, après les contrôles antidopage répétés pratiqués sur Fränk et Andy, le « ciblage » ne se relâche pas sur le clan…
A l’inverse, Carlos Sastre a passé une première journée tranquille en jaune : « Je n’ai pas encore pensé au contre-la-montre, a-t-il confié. J’ai surtout cherché à profiter de ma victoire de l’Alpe-d’Huez et du maillot. Demain (aujourd’hui) , je ne vois pas de possibilité de distancer Cadel. Il vaut mieux garder ses forces. »
Damiano Cunego, menton ouvert et poitrine écorchée à la suite d’une chute, a dépensé toutes les siennes pour gagner l’arrivée et filer vers l’hôpital. Qu’il est dur parfois de revenir sur terre…
Le Parisien











