Les Bleus se sont envolés pour la Roumanie vendredi en fin d'après-midi. L'équipe de France a décollé de l'aéroport du Bourget (Seine-Saint-Denis), pour aller jouer samedi son troisième match de qualification au Mondial 2010.
Raymond Domenech joue sa carrière dans cette rencontre. Fragilisé par le fiasco de l'Euro-2008 et l'humiliation en Autriche (3-1) il y a un peu plus d'un mois, le sélectionneur de l'équipe de France n'a pas le droit de perdre.
Pourtant le bilan mathématique des Bleus au bout de deux matches (une défaite 3-1 en Autriche, une victoire 2-1 contre la Serbie) n'est pas si catastrophique. Les Français font partie dans le groupe 7 des quatre équipes à 3 points derrière la Lituanie, seule en tête avec 6 points. Et, à ce stade de la compétition, un nul en Roumanie serait en temps normal considéré comme un bon résultat.
Menace de limogeage
Mais voilà, le personnage Domenech fait débat. La désillusion face à l'Autriche (actuelle 82e nation au rang Fifa, alors que la France est 11e) a fait tache. Et le sélectionneur a fait grincer des dents dans le public et au sein du conseil fédéral avec son ironie, entre les «escabeaux pour monter sur la tête des grands gabarits», lancé après l'Autriche, et les références aux «lois d'exception, guillotine, et échafaud», utilisées avant la Serbie.
Samedi, une défaite ou un nul en Roumanie conduiront sans aucun doute le conseil fédéral, qui se réunit mercredi prochain au lendemain d'un anecdotique France-Tunisie en amical au Stade de France, à limoger Domenech. Certains, parmi ses détracteurs, pensent même qu'en cas de succès il sera écarté, ce qui est peu probable.
Les soutiens parmi ses joueurs se sont répétés cette semaine, entre Gallas, Abidal ou encore Vieira, qui a martelé vendredi: «A partir du moment où il a été maintenu, il faut le garder jusqu'au bout, point final».
Leparisien.fr avec AFP












