SUR le plan comptable, c’est quasiment une opération blanche. En décrochant un match nul hier soir à Nancy (1-1), le PSG grignote une petite place au classement et pointe désormais en onzième position. Mais l’essentiel est ailleurs. Après le revers concédé à domicile la semaine dernière face à Grenoble (0-1), Landreau et ses partenaires ont retrouvé un esprit de conquête et vont pouvoir traverser la trêve internationale plus sereinement.
A la sortie du vestiaire, Paul Le Guen oscille entre soulagement et regrets. « Mon premier sentiment est la frustration, confie-t-il. On a encore un manque d’efficacité devant le but, c’est un mal récurrent. Ne pas avoir gagné est le seul point négatif car, malgré tout, faire match nul à Nancy, c’est une performance. » En l’absence de Rothen pour ce voyage en Lorraine, l’entraîneur parisien a expérimenté un nouveau système en 4-3-3. Cette option montre ses limites en première période, malgré l’ouverture du score précoce de Guillaume Hoarau (2 e ).
« Il nous manque du beau monde »
Dès lors, Paris recule, se montre fébrile et encaisse logiquement un but sur une tête de Macaluso (34 e ).
La partie semble alors bien mal engagée, mais les Parisiens vont bien se reprendre au cours d’une seconde période durant laquelle ils se créent une demi-douzaine d’occasions. En vain… « On a eu un passage difficile, mais on a bien rectifié le tir par la suite. Je suis déçu du résultat, mais satisfait de la manière et très content de la réaction des joueurs, résume Le Guen. L’idéal aurait été de gagner, mais il nous manque du monde, et du beau monde ! En leur absence, on a su resserrer les rangs. »
Il reconnaît ensuite que Makelele et consorts auraient « apporté plus d’expérience et de sérénité » et que « cela aurait été utile. » Dans deux semaines face à Lorient, Giuly, Sakho et Armand (suspendu) manqueront encore à l’appel. Ce match de la 9e journée, qui précédera le déplacement à Marseille, pourrait être un nouveau départ. Cette équipe a du tempérament et ne devrait pas plonger comme l’an dernier. Mais ses lacunes actuelles l’empêchent de se montrer trop ambitieuse. Pour prendre de l’ampleur, ce PSG devra patienter et beaucoup travailler.
Le Parisien











