CETTE SEMAINE, avec un match international mercredi et un conseil fédéral vendredi, n’offre qu’une certitude : seule une victoire contre la Serbie au Stade de France permettra à Raymond Domenech de sauver sa tête. A contrario, une défaite ou un match nul le condamneraient évidemment.
Avec zéro point en deux matchs et un parfum de Berezina, la qualification pour la Coupe du monde 2010 serait sérieusement compromise.
Le jour de la reconduction de Domenech, le 3 juillet dernier, le conseil fédéral avait décidé de laisser trois matchs au patron des A et de faire un point uniquement après ces trois rendez-vous. Aujourd’hui, ce timing semble caduc. En cas de contre-performance devant la Serbie, l’urgence exigera un électrochoc immédiat et mettra fin à l’aventure Domenech entamée en juillet 2004.
« L’immobilisme, c’est bien gentil. Maintenant, ça suffit ! »
La grogne au sein du conseil fédéral augmente de jour en jour : « La plaisanterie a assez duré ! En cas de mauvais résultat contre la Serbie, je serai de ceux qui voteront son départ, s’étrangle l’un des 21 membres du gouvernement du football français. Parce que ce que l’on a vu en Autriche, c’est pire qu’à l’Euro. » « L’immobilisme, c’est bien gentil. Maintenant, ça suffit ! », tonne un autre.
Deux scénarios s’offriraient alors à la FFF. L’un est plus radical que l’autre. Le premier consiste à nommer un entraîneur intérimaire jusqu’au match de la Roumanie, le 11 octobre. Cet intérim, d’au moins deux matchs, serait assuré, selon toute vraisemblance, par Alain Boghossian, le nouvel adjoint de l’équipe de France. Si elle choisit cette option, la FFF se laisserait un peu de temps pour définir le profil idéal du nouvel entraîneur national. Après la Roumanie, les Bleus rejouent trois jours plus tard face à la Tunisie, mais en amical. Le prochain match qui comptera se situe le 28 mars 2009 avec un déplacement en Lituanie (éliminatoires Mondial 2010). En un peu plus de cinq mois, la FFF aura le temps de trouver un successeur à temps plein à Domenech.
Mais le conseil fédéral peut trancher très vite et choisir un nouveau sélectionneur dès vendredi (ou en acter le principe). Le nouvel élu sera alors le vainqueur d’un match opposant Alain Boghossian à Didier Deschamps, dont les actions sont à la hausse depuis samedi soir.
Le Parisien










