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Première défaite de la saison pour Lyon

05.10.2008, 19h17 | Mise à jour : 20h56
 

LIGUE 1. Rennes a dompté Lyon, encore invaincu cette saison, par 3 buts (marqués par un Mickaël Pagis magistral) à 0. Désireux de se relancer après sa désillusion en UEFA contre Twente, Rennes s'offre même une première apparition dans le premier tiers du classement (7e) et un match de référence contre le leader qui, à l'exception d'un nul à Lorient (0-0), déjà en Bretagne, avait tout gagné en championnat.

 
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  Une nouvelle fois, l'OL a affiché de criantes faiblesses en défense, peu aidé par un Cris en difficulté face à l'activité de Briand, par un Källström latéral gauche sans repère et par l'absence de Juninho, remplaçant, qui s'ajoutait à celle de Govou.

A moins que le retour du 4-4-2 pour pallier l'absence du milieu brésilien, un schéma qui n'avait plus été usité depuis Alain Perrin lors d'un délicat mois d'août 2007, ne l'ait également perturbé. Constamment battus en milieu de terrain, les Gones, qui restaient sur un convaincant nul à Munich, ont abandonné le jeu à leur adversaire qui a su profiter du coup tactique ménagé par Lacombe, lequel avait offert une première titularisation à Sow à droite pour profiter des brèches lyonnaises.

Muet depuis la reprise, Pagis a choisi le meilleur moment pour sortir un triplé de sa boîte face à une défense qui n'avait jamais été battue en déplacement mais paraissait sur le déclin après ses matches récents. Au passage, en plus de donner une leçon de réalisme à l'inefficace Briand, le vétéran de 35 ans s'est régalé en plaçant trois coups de boutoir somptueux: le premier (17) est d'une simplicité biblique, le deuxième (56) est un modèle de jeu collectif, quant au troisième (67), il s'agit d'un exploit personnel sur une frappe aussi puissante que lointaine.

Sonné par ce coup de canon infligé par une attaque ressuscitée, l'OL, qui n'avait plus subi un tel camouflet domestique depuis son déplacement à Lens en janvier, concède même sa première défaite depuis le 6 avril. Apparu nerveux, Benzema, avec deux maigres tirs au compteur (5, 43), doit une fois n'est pas coutume s'incliner devant son maître d'un soir.

Leparisien.fr avec AFP

 
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