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Tennis

US Open : Santoro impuissant

David Opoczynski, envoyé spécial à New-York (Etats-Unis) | 28.08.2008, 07h51 | Mise à jour : 14h45
 

Il était 22h55 à New York (4h55 en France), lorsque Fabrice Santoro a
définitivement rendu les armes en seulement 1h27 contre Andy Roddick (6-2,
6-2, 6-2) devant les 23 000 spectateurs du central Arthur Ashe. Le
Français n'a rien pû faire face à la puissance de l'Américain impressionnant
de réussite au service.

On retiendra surtout de ce match l'image de cette
balle de match que Santoro, immobile, a laissé filer avant de quitter le
court énervé. «Sur le point précédent, je n'étais pas prêt et il m'a servi à
230km/h sur le corps, explique-t-il. J'ai évité la balle par miracle. Il a
été maladroit mais, bon, il s'est excusé de son erreur et l'a regretté.»


A 35 ans, le Français a traversé la rencontre sans briller. En conférence
de presse, il a ensuite expliqué avoir été perturbé depuis deux jours par
des problèmes personnels. Visiblement affecté il a reconnu avoir été
«absent» sur le court. «J'avais beaucoup bossé pour préparer ce tournoi,
j'étais prêt mais les 48 dernières heures ne sont pas passées comme je le
voulais...» confie-t-il. 


Seule Marion Bartoli aura donc donné le sourire à la délégation française
bien malheureuse cette nuit après les éliminations successives de Aravane
Rezai, Arnaud Clément, Nicolas Mahut et Julien Benneteau. 
«C'était un bon match pour me rêgler, j'étais très à l'aise», commente
Bartoli après son beau succès devant l'Espagnole Ruano Pascual (6-4, 6-2).
Au troisième tour, la numéro un française sera opposée à l'Américaine
Lindsay Davenport.


Aravane Rezai en revanche n'ira pas plus loin. Surprise par le jeu de
l'Autrichienne Bammer, elle a trouvé trop tard les solutions (1-6, 5-7).
«J'ai mis beaucoup de temps à réagir», regrette-t-elle. A noter que Rezai
s'est remise à travailler avec son père qui l'entraîne de nouveau (avec son
frère) après une parenthèse auprès de l'Académie de Patrick Mouratoglou.
«J'ai voulu essayer mais c'était peut-être un peu tôt pour moi d'intégrer
une telle structure», note-t-elle.


Il n'y a pas eu de miracle pour Arnaud Clément face à Novak Djokovic (6-3,
6-3, 6-4). «Je ne suis pas effondré, ni content... Je ne suis rien pour
l'instant, a originalement commenté le Français à l'issue de son match. Je
ne sais pas trop quoi dire, Djokovic a été beaucoup plus réaliste».
Aujourd'hui, dix Français sont à l'affiche du deuxième tour : Mauresmo, Coin,
Cornet, Brémond, Mathieu, Monfils, Llodra, Devilder, Mathieu, Serra et Simon

leparisien.fr

 
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