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LE DÉBAT DE LA SEMAINE Histoires de rentrée |
RAPPEL DES FAITS. Mardi, les enfants ont repris — ou pris pour la première fois — le chemin de l’école. Un moment fort, pas toujours facile à vivre pour les premiers concernés et… leurs parents.
SI CERTAINS se raccrochaient encore aux derniers feux de leur bronzage estival, la rentrée des classes —pour ceux d’entre vous qui ont des enfants — a eu au moins le mérite de remettre les pendules à l’heure et d’aider à ranger illico le maillot de bain à fleurs bien en haut du placard. Et dire qu’on en était encore à se remémorer les ciels bleus (enfin, pas toujours) et les plages à perte de vue du mois précédent… Au téléphone, Viviane, une maman du Pradet (83), réagissant à un reportage paru dans notre édition du 2 septembre, raconte qu’elle aussi a « pleuré comme une Madeleine » au moment de l’entrée au CP de son petit garçon et que c’est ce dernier qui s’est chargé de la consoler ! « C’était un peu le monde à l’envers mais j’avais tellement l’impression qu’il me quittait pour entrer dans le monde des grands…», poursuit-elle, toujours émue.
D’autres parents ont dû faire, de toute évidence, des efforts importants pour motiver leurs ouailles récalcitrantes. C’est le cas de Fabien, un lecteur parisien de 38 ans, qui raconte ne s’être jamais débarrassé de ses mauvais souvenirs de rentrée et qu’il craignait par-dessus tout, nous dit-il, « de transmettre ce qui est devenu une sorte de phobie » à son fils. Il faut dire que s’il y a bien des moments marquants dans la vie, la rentrée des classes se pose un peu là… D’ailleurs, à l’instant, il me revient comme si c’était hier la vision du discours d’accueil de Monsieur Grafeuille, notre maître de CM 2 de l’école Langevin-Wallon, et même — c’est dire — la couleur de sa chemise col bateau en acrylique (la mode, à l’époque)… Mais je m’égare.
Alors, oui, la semaine écoulée était l’une des plus importantes de l’année, vos témoignages en sont la preuve, aussi bien pour les parents que pour les enfants. Ecoutez Stéphanie, de Riom (63), qui commentait (positivement) les nombreux conseils aux parents donnés dans nos colonnes ces derniers jours : « La rentrée a été plus fatigante pour moi que pour mon fils. Lui, il voulait retrouver ses copains de la maternelle, jouer au foot dans la cour de récréation. Quand je lui disais que le CP est l’une des classes les plus importantes de sa scolarité, j’avais l’impression de lui parler japonais ou mandarin ! »
Evidemment, et vous avez été nombreux à le relater en détail sur notre site Internet, cette rentrée s’est également accompagnée de galères diverses, comme Didier, « un très fidèle lecteur parisien », qui nous écrit au sujet de ce qu’il nomme « le scandale des affectations dans les lycées parisiens ». « Après une année scolaire très réussie (17 de moyenne, mention très bien au brevet), ma fille n’a toujours pas été affectée dans un établissement ce jour de la rentrée », s’emporte- t-il, avant d’ajouter : « Nous sommes des centaines dans ce cas. » Ce que semble confirmer Philippe, autre Parisien, indiquant que « Kafka semble s’être invité dans (sa) vie de famille » : « Mon fils a 15 ans et doit entrer en première. Il restera à la maison. La faute, paraît-il, à un logiciel défectueux additionné à un manque de personnel… »