AU MOINS cette année, vous allez échapper aux tensions autour des week-ends rognés par l’école le samedi matin. C’est déjà ça. Pour le reste, tous les parents séparés le savent, la rentrée scolaire est une étape délicate, le temps de l’organisation, des ajustements, quand ce n’est pas celui des confrontations de plannings et des confrontations tout court.
Une étude de l’Institut national d’études démographiques (Ined) montre que la séparation des parents qui touche environ un enfant sur trois réduit la durée des études de leur progéniture de six mois à plus d’un an, et ce, quel que soit le milieu social des parents… « Si tout n’a pas été mis à plat et bien calé à cette période-là de l’année, la pagaille est inévitable, prévient Nathalie Guellier, créatrice du site Internet Parent-solo.fr. Organiser, c’est rassurer les enfants qui vont pouvoir y voir plus clair dans leur agenda. » Les enseignants en savent quelque chose, eux qui doivent gérer l’absence récurrente d’une des deux signatures au bas du carnet de liaison ou les cahiers oubliés chez l’autre parent le lundi matin…
Le problème des fournitures
Se donner un peu de temps pour préparer ensemble la rentrée de ses enfants, c’est aussi l’occasion, comme le souligne la psychiatre Fanny Cohen-Herlem, de « mettre en place un modus vivendi pour ne pas constamment se déchirer dans l’année ». Et il va falloir commencer dès cette semaine en abordant le douloureux problème… des fournitures scolaires : « C’est le principal sujet de crispation chez les divorcés, constate Sylvie Cadolle. Les pères ont tendance à penser que leur pension couvre tous les frais de la rentrée et les mères, qui se chargent de faire les courses, ont souvent du mal à se faire rembourser ! »
Le Parisien











