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ARGENTEUIL.

L’approvisionnement des cantines menacé

Les employés de Transgourmet, en grève, pourraient décider de bloquer la sortie de camions qui approvisionnent les cantines.

Tiffanie Osswalt | 29.08.2008, 07h00
 

DEPUIS LUNDI, une trentaine d’employés de Transgourmet occupent l’entrée de la société pour une durée indéterminée. En cause, la fermeture de huit sites de cette entreprise spécialisée en distribution de produits alimentaires en gros, dont celui d’Argenteuil, au 1 e r avril 2009. Hier soir encore, les grévistes laissaient planer la menace de bloquer les entrées et sorties des camions de l’entrepôt, si les négociations n’aboutissaient pas.



A l’approche de la rentrée, les livraisons des cantines des écoles de la région, qui comptent parmi leurs clients, pourraient en subir de lourdes conséquences. 98 salariés sont concernés par le plan social, qui prévoit la délocalisation de l’activité vers Wissous (Essonne) et Orly (Val-de-Marne). Pour les autres, la direction proposerait entre un et cinq mois de salaire d’indemnités, selon l’ancienneté, plus 1 500 € de prime de bonne fin.

« On va durcir le mouvement »

Parmi les grévistes, des chauffeurs, des réceptionnaires et surtout des préparateurs de commandes, dont les salaires ne dépassent guère le Smic, et qui jugent ces compensations « ridicules ». Ils demandent des primes de départ comprises entre 15 000 et 20 000 € par personne. « La direction a mis tous les moyens sur le reclassement, mais pas sur les primes, lance Karima Gourari, déléguée CFTC. La plupart des salariés ne veulent pas partir car ils ont bâti leur vie ici et Wissous est à environ deux heures d’Argenteuil ! » De la route des quais de Seine, les banderoles indiquant « Stop aux licenciements abusifs » ou encore « Sans nous, famine dans les cantines scolaires » alertent les automobilistes, qui klaxonnent parfois en guise de soutien.

Le groupe dénonce les pressions de la direction à l’encontre des salariés et sa mauvaise volonté autour de la table des négociations. « Depuis le début de la semaine, ils ont réussi à faire craquer quatre personnes qui sont retournées travailler, accuse Michel. Ils ne nous proposent rien pour qu’on se divise et qu’on perde notre motivation. Mais si les négociations restent stériles, on va durcir le mouvement très rapidement ! » Une grève nationale serait déjà en préparation pour la mi-septembre, avec les autres dépôts Transgourmet, notamment dans le Nord-Pas-de-Calais.

Le Parisien

 
 
 

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