AVEC 40,33 % des voix, Youri Mazou, le candidat socialiste est arrivé en tête du premier tour de la cantonale partielle de Sarcelles-Nord-Est hier soir. Le sourire aux lèvres, cet ancien emploi jeune a gagné la première partie de son pari. Malgré une très forte abstention (80 %) et cinq candidats à gauche, la dispersion des voix tant crainte par les socialistes n’a pas eu lieu.
A 20 h 30, les premiers résultats issus du bureau de vote du Village, à la mairie, rassurent le clan du député-maire François Pupponi (PS). Dans ce quartier plus difficile pour Youri Mazou, l’adjoint au maire est déjà en tête. Une surprise de nature à rassurer François Pupponi, qui renonce à son siège au conseil général pour cause de cumul des mandats. « S’il est ici avec entre 25 et 30 %, il fera de bien meilleurs scores dans les autres bureaux plus populaires du Grand Ensemble. Nous sommes bien partis… » Le fil de la soirée lui donne raison.
La tendance confirme que ce canton est bien ancré à gauche puisque les deux candidates dissidentes du PS Nathalie Ternus et Nathalie Bellity recueillent respectivement 6,41 % et 5,7 % des voix.
Dans le cabinet du maire, les personnalités socialistes arrivent. De Jean-Pierre Blazy (maire de Gonesse) à Dominique Lefebvre (patron du PS départemental) en passant par Hussein Mokthari (élu à Garges-lès-Gonesse) ou Didier Vaillant (maire de Villiers-le-Bel)… tous se félicitaient du score de Youri Mazou-Sacko. A l’exception de Didier Arnal, pourtant président du conseil général qui a réagi dans la soirée dans un communiqué.
A 22 heures, François Pupponi, annonce les résultats définitifs devant une foule de sympathisants qui scandent « Youri, Youri… » Leur « copain » toujours discret, comme sonné par son score, les remercie simplement. « La campagne n’est pas terminée, restons mobilisés », leur demande-t-il. Un discours clôturé par des « Obama, Obama… » clin d’oeil au nouveau surnom de l’ancien footballeur qui se lance en politique.
Quelques minutes après, à l’arrivée d’une dizaine de jeunes militants, le ton change. Autour du candidat UMP, les militants hurlent « on est chez nous, on est chez nous » dans les couloirs de la mairie. De quoi énerver la majorité municipale, François Pupponi en tête. Il leur ordonne de partir manu militari, leur demandant de ne pas tomber dans « cette provocation, dans un lieu où des personnes travaillent ». Le ton de la prochaine semaine est donné…
Le Parisien












