DEPUIS la fin du mois d’août, une élève du lycée François-Mansart, à Saint-Maur, atteinte de tuberculose est de nouveau hospitalisée à l’hôpital intercommunal de Créteil. Diagnostiquée en juin, la maladie de la jeune femme, alors scolarisée en 1 r e STG, avait immédiatement été prise en charge médicalement par la Ddass (Direction départementale des affaires sanitaires et sociales) du Val-de-Marne.
Néanmoins, nous disposons d’autres antibiotiques qui sont plus lourds »
Toux et perte de poids
En plus de la lycéenne, sept autres personnes recevront également le nouveau traitement en prévention. En effet, en juin, lors de la découverte de ce cas, des tests tuberculiniques avaient été pratiqués dans l’entourage de la jeune fille. Une cinquantaine au sein de l’établissement scolaire et une dizaine dans le premier cercle familial. Cinq lycéens avait été diagnostiqués positifs ainsi que deux de ses proches.
« Ces personnes ne sont pas contagieuses, insiste le docteur Christine Courtois. Elles ne sont même pas malades. Simplement, elles sont porteuses de la bactérie et par mesure de prévention, nous préférons les mettre sous antibiotiques. Mais il n’y a aucun risque pour la population. »
En 2006, en France, 5 336 cas de tuberculose ont été diagnostiqués, dont 1 970 en Ile-de-France, principalement dans les départements de Paris, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Ce qui fait de la région francilienne le territoire français le plus touché. La tuberculose se manifeste par une toux et par une dégradation générale de l’état de santé, comme la perte de poids. Compte tenu de l’arsenal thérapeutique disponible en France, la tuberculose n’est mortelle dans notre pays que dans des cas extrêmement rares.
Le Parisien











